Alors que l’année 2025 tire à sa fin, de nombreux consommateurs constatent une réalité difficile en faisant leurs courses: le prix des aliments continue d’augmenter, mettant à rude épreuve le budget des ménages.
Fruits, légumes et viandes figurent parmi les produits qui ont le plus contribué à cette flambée des prix.
Selon Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, l’inflation alimentaire a connu une hausse marquée au cours de l’année.
« Ce sont les viandes qui ont poussé l’inflation alimentaire à la hausse en 2025, suivies aussi par les biens secs comme le café et les noix.», explique-t-il.
«Le taux d’inflation à l’épicerie est de 4,7 %, alors qu’on a débuté l’année avec un taux de -0,6 %.»
— Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.
Quelques chiffres
Entre novembre 2024 et novembre 2025, le prix de la laitue a bondi de 27 %, celui des longes de bœuf de 22 %, du bœuf haché de 19 % et des épaules de porc de 18 %. Le café, un produit de base pour de nombreux foyers, a quant à lui vu son prix augmenter de 28 %.
Cette inflation persistante a des conséquences directes sur les ménages les plus vulnérables. De plus en plus de familles se tournent vers l’aide alimentaire.
« En ce moment, on est rendu à 1,1 million de demandes d’aide alimentaire par mois, donc c’est vraiment énorme », souligne Mathias Duque de Moisson Montréal.
«On ne peut pas couper dans le loyer ni dans le transport. Le seul endroit où on peut réduire les dépenses, c’est la nourriture, et c’est pour ça qu’on assiste à une demande croissante dans les banques alimentaires.»
— Mathias Duque de Moisson Montréal.

