Économie

Infidèle ou secrètement endetté, qu’est-ce qui brise plus le cœur?

Selon un sondage, l’infidélité financière est assez répandue chez les couples canadiens...

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bague argent (Banque d'images Envato)

Qu’est-ce qui fait le plus mal entre une infidélité ou une dette secrète?

Selon un sondage de la plateforme de finances personnelles MooseMoney, plusieurs Canadiens estiment que les trahisons financières sont plus douloureuses que les trahisons amoureuses.

Une dette secrète bouleverse d’ailleurs plus les femmes que les hommes. Selon le sondage, 39% des femmes ont répondu être plus affectées par une infidélité financière, comparée à 29% chez les hommes.

D’ailleurs, pour la majorité des Canadiens, le fait d’avoir des dettes cachées est une raison valable afin de mettre fin à la relation. Pas moins de 78% des répondants ont indiqué qu’ils envisageraient de rompre avec leur partenaire s’ils découvraient qu’on leur avait caché des dettes de 500 000$ ou plus.

«Ces résultats montrent que la transparence financière est tout aussi essentielle dans une relation que la fidélité physique», explique Julien Brault, fondateur de MooseMoney.

Pour 11,4% des Canadiens, le simple fait d’avoir une dette cachée suffit pour mettre fin à la relation, tandis que 21,8% disent qu’une dette secrète n’est pas un motif raisonnable, car «ce n’est que de l’argent».

Le sondage montre également que l’infidélité financière est répandue chez les couples canadiens alors que 21% des femmes et 14% des hommes disent avoir un compte bancaire ou une carte de crédit dont leur partenaire n’a pas connaissance.

«Cela suggère que de nombreux Canadiens souhaitent disposer d’un fonds de secours ou simplement d’un moyen de payer des dépenses que leur partenaire n’approuverait pas», indique MooseMoney.

Difficile de s’engager financièrement?

Même si les dettes secrètes sont graves pour plusieurs Canadiens, la majorité préfère ne pas s’engager financièrement. Selon le sondage de MooseMoney, 57% des répondants indiquent vouloir garder leurs finances séparées ou en grande partie séparées de celles de leur partenaire.

Un peu plus du quart des Canadiens affirment toutefois vouloir combiner complètement leurs finances avec un compte conjoint et des cartes de crédit partagées.

Les comptes conjoints ne font pas nécessairement l’unanimité parmi les répondants, mais lorsqu’un couple se marie, 34,5% disent qu’il s’agit d’un bon moment pour ouvrir un compte conjoint. Plus de 20% ont répondu vouloir attendre de s’acheter une propriété ensemble et plus de 15% ont dit que cela peut se faire au moment où le couple commence à habiter ensemble.

Il reste toutefois 18% des répondants qui ont indiqué ne jamais vouloir ouvrir de compte conjoint, et ce, peu importe les circonstances.

Lorsqu’il existe un écart de revenu important au sein d’un couple, près de 34% des couples disent séparer les factures selon leurs revenus, laissant chacun payer un pourcentage.

Cependant, 17,7 % des couples insistent pour une répartition stricte à 50/50.

Le sondage non probabiliste de MooseMoney a été réalisé du 12 au 26 juin 2026 et a permis de recueillir les réponses de 639 Canadiens âgés de 18 ans et plus.