Les acheteurs qui magasinent sur le marché immobilier actuellement sont prêts à faire des compromis pour pouvoir s’offrir un logement qui réponde mieux à leurs besoins, selon Re/Max.
Lors d’un sondage, dont les résultats ont été dévoilés mercredi, 65 % des personnes interrogées ont affirmé qu’elles seraient prêtes à faire au moins un compromis pour pouvoir s’offrir une propriété plus spacieuse ou mieux adaptée à leurs besoins.
Ces compromis pourraient notamment consister à s’installer plus loin des centres-villes ou à choisir une maison plus ancienne nécessitant éventuellement des rénovations.
«Plutôt que de renoncer à accéder à la propriété, les Canadiens font des choix différents quant à la manière d’y parvenir», a expliqué Don Kottick, président de Re/Max Canada, dans un communiqué de presse.
«Pour certains, cela signifie chercher en dehors de leur quartier actuel ou reconsidérer le type de logement qu’ils achètent. Pour d’autres, cela implique de faire des choix financiers différents», a-t-il ajouté.
Selon M. Kottick, les acheteurs «identifient ce qui compte le plus pour eux et les aspects sur lesquels ils peuvent faire preuve de souplesse».
Par ailleurs, 63 % des répondants au sondage ont dit qu’ils seraient prêts à déménager pour trouver une propriété mieux adaptée à leurs besoins, dont 47 % qui seraient prêts à déménager jusqu’à une heure de route de leur résidence actuelle.
Ralentissement des ventes
Re/Max a précisé que ce rapport s’inscrit dans un contexte de ralentissement du marché immobilier.
Les données fournies par ses propres courtiers et agents montrent que les ventes ont enregistré une baisse annuelle sur 81 % des marchés analysés au cours du premier semestre. Au cours de cette période, les prix moyens ont augmenté sur 56 % des marchés.
Le ralentissement des ventes et l’élargissement de l’offre sur certains marchés pourraient laisser davantage de temps pour comparer les propriétés, a souligné Re/Max, permettant ainsi aux acheteurs de ne pas écarter leurs priorités.
«Le marché n’est pas devenu plus facile pour les acheteurs, mais dans de nombreuses régions, il permet un processus d’achat plus réfléchi», a noté M. Kottick dans son communiqué.
Les conditions favorables aux acheteurs sont également plus courantes que prévu, a indiqué Re/Max, 32 % des marchés analysés étant actuellement favorables aux acheteurs, contre 15,2 % un an plus tôt.
Économiser ailleurs
Re/Max a également constaté que les acheteurs sont prêts à faire des concessions au-delà de l’achat de la propriété elle-même.
Quarante et un pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient prêtes à réduire leurs dépenses discrétionnaires, telles que les voyages et les sorties au restaurant, tandis que 24 % ont indiqué qu’elles pourraient prolonger la durée d’amortissement de leur prêt.
Dix-sept pour cent des répondants accepteraient un deuxième emploi ou une autre source de revenus pour pouvoir s’offrir une propriété, alors que 17 % des participants repousseraient leur départ à la retraite ou d’autres projets d’épargne à long terme.
Ce sondage en ligne a été réalisé par Léger entre le 17 et le 19 juillet auprès de 1532 adultes canadiens.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, un organisme sectoriel qui promeut les normes en matière de sondages, précise qu’il n’est pas possible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne, car ceux-ci ne reposent pas sur un échantillon aléatoire de la population.

