Hydro-Québec veut faire payer davantage les grands consommateurs résidentiels. La société d’État demande à nouveau à la Régie de l’Énergie d’autoriser un nouveau palier tarifaire.
La société d’État affirme viser les propriétaires de piscines chauffées, de spas ou d’entrées de garage chauffées, a-t-elle indiqué dans un communiqué plus tôt cette semaine.
Hydro-Québec cible les ménages qui consomment plus de 35 000 kilowattheures (kWh). Cela représenterait 200 000 ménages, soit 5 % de sa clientèle, estime-t-elle.
Le tarif proposé est de 13 cents (¢) le kWh. Rappelons que le tarif résidentiel est de 7 ¢/kWh pour la première tranche de 15 000 kWh annuellement. Au-delà de 15 000, le tarif est de 12 ¢/kWh.
En moyenne, une résidence chauffée à l’électricité consomme 17 000 kWh.
La société d’État fait cette requête, tandis que l’augmentation de la demande l’amène à développer de nouvelles capacités de production à un prix plus élevé que le bloc patrimonial.
«Les approvisionnements en électricité nécessaires pour répondre à cette croissance créeront une pression à la hausse sur les tarifs de toute la clientèle, même des clients et clientes qui consomment le moins», souligne la société d’État dans un communiqué.
Hydro-Québec juge qu’un nouveau tarif enverrait un signal de prix, qui encouragerait une utilisation plus efficace de l’électricité.
«(Le tarif) permettra aussi d’éviter que l’ensemble de la clientèle, y compris les ménages à revenu modeste, ait à assumer des coûts engendrés par une minorité de personnes qui font le choix de consommer davantage», avance-t-elle.
Hydro-Québec a connu un premier revers dans son intention d’adopter un tarif pour les surconsommateurs.
En mars dernier, la Régie a refusé la demande de la société d’État, lui demandant de présenter une proposition plus détaillée à l’automne.
«La Régie demeure préoccupée par la surconsommation et le gaspillage de l’énergie, peut-on lire dans le jugement. Toutefois, cet impératif doit être concilié avec des mécanismes qui puissent identifier de réelles surconsommations», peut-on lire dans le jugement du tribunal administratif.
