En deux mois seulement, la forte hausse des prix du carburant d’aviation découlant de la guerre en Iran a entraîné des coûts supplémentaires d’environ 70 millions $ pour Transat.
L’entreprise montréalaise, propriétaire d’Air Transat, a précisé vendredi que ses coûts liés au carburant ont connu une hausse de plus de 75 % par rapport à ces mêmes deux mois, soit mars et avril, en 2025.
Comme la plupart des compagnies aériennes canadiennes, Transat a récemment ajouté une surcharge de carburant sur les nouvelles réservations.
Or, puisque les réservations pour les vols des dernières semaines avaient pour la plupart été faites à l’avance, cette mesure a eu un effet limité sur les revenus de Transat jusqu’à présent.
Dans un communiqué, la présidente et cheffe de la direction de l’entreprise, Annick Guérard, a confirmé que Transat n’est pas en mesure d’«éliminer pleinement les effets» de la hausse du prix du carburant.
«Dans ce contexte, nous demeurons attentifs à l’évolution de la situation et continuons d’ajuster nos actions en conséquence», a-t-elle indiqué.
Les chocs énergétiques provoqués par la guerre au Moyen-Orient ont déjà poussé Transat à annuler des centaines de vols, représentant environ 6 % de sa capacité prévue pour la période de mai à octobre.
Transat a notamment réduit la fréquence de ses vols sur certaines liaisons vers l’Europe et les Caraïbes. Elle a aussi prolongé la suspension de ses services vers Cuba jusqu’en octobre.
Les transporteurs aériens de partout dans le monde abandonnent les liaisons moins rentables et immobilisent certains avions en raison des coûts élevés du carburant.
