Les garages automobiles québécois ressentent les effets de la hausse des coûts cette année en raison du conflit au Moyen-Orient.
Daniel Proteau, copropriétaire de Pneus Loubier, constate une hausse de 10% sur les prix des pneus.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«On commence à le remarquer maintenant, parce qu’on commence à recevoir nos commandes pour la saison d’hiver», a-t-il dit.
Chez Merson Automotive, le gérant Celso Louro raconte qu’en juillet, son fournisseur d’huile a augmenté ses prix de 30 %.
«Ça a été dur à avaler», a-t-il affirmé.
L’économiste Moshe Lander pointe du doigt le conflit dans le détroit d’Ormuz comme un facteur clé. Il explique que le lien entre le conflit et la hausse des prix, ça se résume aux produits pétrochimiques.
«L’un des principaux composants des pneus est lié aux produits pétrochimiques, et ces derniers proviennent du pétrole», a-t-il dit.
M. Lander estime que si la situation au Moyen-Orient s’améliore, les prix baisseront rapidement. «On voit bien que les prix de l’essence, par exemple, chutent presque instantanément dès qu’il y a des signes de bonnes nouvelles», a-t-il ajouté.
M. Louro précise que son stock actuel de pétrole ne durera plus qu’un mois ou deux. Pour l’instant, son entreprise absorbe ces coûts plus élevés.
Mais quand viendra le moment de renouveler ses stocks, à un prix plus élevé, M. Louro pense que ces coûts supplémentaires pourraient être répercutés sur les consommateurs. «Ça affecte les résultats financiers», a-t-il mentionné.

