Économie

Des données importantes avant la décision de taux directeur de la Banque du Canada

Nathan Janzen, économiste en chef adjoint à la Banque Royale du Canada, s’attend à ce que l’inflation se soit maintenue autour de 3% le mois dernier.

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La Banque du Canada, à Ottawa, le mercredi 2 septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE La Banque du Canada, à Ottawa, le mercredi 2 septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Adrian Wyld)

La Banque du Canada disposera d’une multitude de nouvelles données dès le début de la semaine prochaine, alors qu’elle s’apprête à prendre une décision qui pourrait s’avérer décisive concernant les taux d’intérêt à la fin du mois.

Statistique Canada doit publier lundi ses chiffres de l’inflation pour le mois de septembre, ce qui permettra à la banque centrale d’évaluer dans quelle mesure les pressions sur les prix de l’énergie influencent les autres composantes du panier de consommation.

Nathan Janzen, économiste en chef adjoint à la Banque Royale du Canada, s’attend à ce que l’inflation se soit maintenue autour de 3% le mois dernier, principalement en raison du niveau toujours élevé des prix de l’essence.

Selon M. Janzen, la prochaine réunion de la Banque du Canada, prévue le 28 octobre, sera une séance «ouverte», au cours de laquelle la banque centrale pourrait relever son taux directeur, mais une hausse ne correspond pas à son scénario de base.

Même si les données sur les prix de septembre montrent des signes indiquant que les pressions inflationnistes s’étendent au-delà des stations-service, M. Janzen estime que la banque centrale mettra cela en balance avec les signes de ralentissement observés sur le marché du travail et dans l’économie en général.

Le coût du panier d’épicerie en hausse malgré la baisse de plusieurs aliments Une nouvelle étude révèle que le prix de la plupart des aliments est en baisse. Cependant, les protéines font monter le coût total du panier.

La Banque du Canada publiera également lundi ses propres enquêtes trimestrielles auprès des entreprises et des consommateurs, ce qui lui permettra de mieux évaluer si les entreprises prévoient de répercuter la hausse de leurs coûts sur les consommateurs.

«Une hausse des prix de l’énergie — toutes choses égales par ailleurs — laisserait présager une augmentation future des pressions inflationnistes générales. Mais si l’économie s’affaiblit, il existe alors également des forces désinflationnistes qui viennent contrebalancer cette tendance», explique M. Janzen.

«Cela maintient la Banque du Canada dans une attitude attentiste — elle s’appuie très, très fortement sur les données.»

Craig Lord

Craig Lord

Journaliste