Économie

Demande de bureaux: un marché favorable aux propriétaires d’immeuble de prestige

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Des tours de bureaux sont photographiées dans le quartier financier de Toronto, le mercredi 27 juin 2018. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Des tours de bureaux sont photographiées dans le quartier financier de Toronto, le mercredi 27 juin 2018. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Tijana Martin)

La forte demande sur le marché canadien des bureaux fait pencher la balance en faveur des propriétaires lors des négociations de baux, un nouveau rapport indiquant que l’activité nette de location est restée positive pour le cinquième trimestre consécutif.

Selon CBRE, l’absorption nette d’espaces de bureaux à l’échelle du pays s’est élevée à deux millions de pieds carrés au troisième trimestre de cette année, neuf des onze marchés régionaux ayant enregistré une activité locative nette positive.

À Montréal, l’absorption nette s’est chiffrée à un demi-million de pieds carrés pendant cette période de trois mois. 

Marc Meehan, directeur général de CBRE Recherche nationale au Canada, affirme que la tendance à la reprise du marché des bureaux observée ces dernières années est désormais «bien établie» et que le marché est désormais favorable aux bailleurs, compte tenu de l’offre limitée d’espaces dans les «immeubles de prestige».

Il ajoute que la demande de bureaux «a toutefois rebondi avec une telle vigueur que de nombreuses entreprises risquent maintenant de ne plus pouvoir trouver de locaux de qualité dans les secteurs recherchés».

Huit marchés canadiens ont fait état d’une baisse du taux de vacance dans les centres-villes au cours du trimestre, Toronto, Calgary, Ottawa et Halifax en tête.

Le taux d’inoccupation dans la région de Montréal a baissé à 17,3 %. Il est très faible dans les immeubles de prestige — 1,5 % au centre-ville, en prenant en compte les sous-locations —, mais dépasse les 21,5 % dans les immeubles de catégorie B ou C. CBRE précise d’ailleurs que quatre immeubles représentent plus de 92 % des locaux vacants montréalais dans ces catégories, dont la plupart sont situés le long du boulevard De Maisonneuve Est.

Le rapport indique qu’aucun projet immobilier de bureaux notable n’a été achevé au cours de cette période de trois mois, l’offre nouvelle devant rester «limitée» en raison de l’absence de livraisons significatives prévues.