Plus d’un acquéreur a démontré de l’intérêt pour les actifs du distributeur alimentaire Colabor, qui s’est placé à l’abri de ses créanciers en janvier.
La société de Saint-Bruno-de-Montarville a annoncé, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, qu’elle a reçu quatre offres contraignantes. Ensemble, ses propositions toucheraient «la quasi-totalité de ses actifs et activités», affirme-t-elle dans un communiqué.
Colabor soutient qu’elle approche d’une entente (convention définitive) pour trois de ses propositions.
«Les négociations évoluent de manière constructive, et la société prévoit faire des annonces à mesure que d’autres progrès importants seront réalisés», indique-t-on dans un communiqué.
La proposition la plus avancée vise l’acquisition de tous les actifs de la filiale Tout-Prêt.
Colabor compte demander à la Cour supérieure du Québec de rendre une ordonnance d’approbation pour cette transaction. Une audience doit avoir lieu le 31 mars.
La société espère conclure les autres transactions dans «les prochaines semaines». Elle demandera à la Cour d’étendre le processus en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) jusqu’au 1er mai.
Colabor s’est trouvé acculé au pied du mur après avoir été frappé par une attaque informatique, juste après s’être endetté pour conclure une acquisition.
L’entreprise a complété l’achat d’Alimplus, l’ancienne division de distribution alimentaire du Groupe Mayrand, en juin pour un montant de 49,75 millions $.
L’intégration ne s’est toutefois pas passée comme prévu. Le nouveau propriétaire a dû reconstituer les stocks «des deux gros» entrepôts d’Alimplus à l’approche de l’été, une période chargée pour ses clients dans le secteur de la restauration.
Durant cette période cruciale, les activités de Colabor ont été perturbées par une cyberattaque, en juillet, qui lui a fait perdre 8 millions $ en revenus.
