Économie

Carney dit que ce n'est «un secret pour personne» que Trump n'apprécie pas l'ACEUM

L’ACEUM doit faire l’objet d’un réexamen obligatoire cette année.

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Le président américain Donald Trump s'entretient avec le premier ministre Mark Carney lors du sommet du G7, le mercredi 17 juin 2026 à Évian-les-Bains, en France. AP/Julia Demaree Nikhinson, Pool) Le président américain Donald Trump s'entretient avec le premier ministre Mark Carney lors du sommet du G7, le mercredi 17 juin 2026 à Évian-les-Bains, en France. AP/Julia Demaree Nikhinson, Pool) (Julia Demaree Nikhinson)

Le premier ministre Mark Carney ne semble pas s’inquiéter de la récente déclaration du président américain Donald Trump selon laquelle les États-Unis «s’en sortiraient mieux sans» l’accord de libre-échange nord-américain.

«Ce n’est un secret pour personne que, ces dernières années, le président n’a pas été le plus grand partisan de l’ACEUM ni d’autres accords commerciaux, a déclaré M. Carney aux journalistes lors d’une conférence de presse à Vancouver jeudi. Mais il y a des points précis sur lesquels nous pouvons travailler, notamment (…) les produits forestiers, pour lesquels nous continuons à faire pression auprès des Américains.»

Donald Trump a tenu ces propos devant des journalistes mercredi lors du sommet du G7 en France, à peine deux semaines avant que les négociations commerciales ne s’intensifient.

M. Trump a soutenu qu’il préférait «ne pas le signer» ou «y mettre fin».

Le président a envoyé des signaux contradictoires, qualifiant l’accord commercial d’«obsolète» tout en laissant entendre qu’il pourrait finalement approuver son renouvellement.

L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) doit faire l’objet d’un réexamen obligatoire cette année, celui-ci devant débuter d’ici juillet.

Le ministre mexicain de l’Économie, Marcelo Ebrard, a mentionné jeudi, à l’issue d’un deuxième cycle de négociations avec les États-Unis, qu’une réunion conjointe virtuelle sur l’ACEUM était prévue le 1er juillet avec le Canada et les États-Unis.

Le cabinet de Dominic LeBlanc, ministre du Commerce entre les États-Unis et le Canada, n’a pas confirmé la tenue de cette réunion virtuelle.

Le Canada et le Mexique ont tous deux demandé une prolongation de 16 ans de l’accord.

Mais les déclarations de l’administration Trump laissent entendre que les États-Unis s’attendent à dépasser la date butoir du 1er juillet, ce qui déclencherait un réexamen annuel renouvelable pouvant s’étendre sur deux ans.

M. Carney a fait remarquer jeudi que, en l’absence de toute mesure, l’accord restera en vigueur pendant au moins la prochaine décennie.

L’accord peut également être résilié moyennant un préavis de six mois.

Le premier ministre a laissé entendre jeudi que ses discussions avec M. Trump ces derniers jours, lors du récent sommet du G7, avaient été très détaillées et de nature «technique».

Par ailleurs, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré que certains piliers de l’accord commercial continental fonctionnaient bien. Ce dernier s’est également montré ouvert à la conclusion de deux accords bilatéraux distincts.

Plusieurs secteurs économiques américains, notamment l’agriculture et l’industrie automobile, réclament par ailleurs le renouvellement de cet accord.

— Avec les informations de Kelly Geraldine Malone à Washington et d’Ashley Joannou à Vancouver

Kyle Duggan

Kyle Duggan

Journaliste