Chaque fois que Mary Coady, une consommatrice d’Halifax, se rend à l’épicerie, les prix des aliments semblent, au mieux, rester inchangés.
«Ils restent clairement les mêmes, ou augmentent, mais ils ne baissent pas», a dit Mme Coady. «Je ne constate aucune baisse des prix, absolument aucune.»
Selon Statistique Canada, l’inflation des prix des aliments a reculé à 3,1 % en juillet, contre 3,9 % le mois précédent.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Les prix du poulet et des légumes frais ont connu une hausse plus modérée. Les céréales et les légumes ont vu leur prix baisser, tandis que les fruits frais, notamment les baies et les melons, sont désormais plus chers.
L’inflation des prix des produits d’épicerie dépasse désormais la hausse de l’indice des prix à la consommation global au Canada depuis 18 mois consécutifs.
«Nous constatons toujours des pressions sur les prix des produits d’épicerie et des aliments», a mentionné Pedro Antunes, économiste en chef chez Signal49 Research. «Les pressions inflationnistes sur les ménages demeurent un problème pour de nombreux ménages au Canada.»
Le coût élevé des denrées alimentaires continue de contribuer à une crise persistante de l’accessibilité financière au Canada.
«Je compatis avec beaucoup de gens, en particulier les familles», a déclaré Mme Coady. «Et les personnes à revenu fixe ainsi que les aînés.»
CTV News est allée faire l’épicerie pour constater par elle-même à quel point certains articles sont chers, notamment les céréales pour le déjeuner, les baies, les pâtes, les bananes et le pain. Le montant total s’élevait à 99,67 $, ce qui suffisait à peine à remplir deux petits sacs d’épicerie.
Les prix sont devenus si élevés que l’acheteur Brennan Dempsey fait preuve de créativité pour essayer d’économiser de l’argent.
«Je ne les ai pas vraiment remarqués», a indiqué M. Dempsey lorsqu’on lui a demandé s’il avait vu des prix moins chers à l’épicerie.
M. Dempsey a expliqué que la hausse des coûts alimentaires a radicalement modifié ses habitudes d’achat.
«Je vais chez Walmart parce que j’ai remarqué que c’est un peu moins cher, et quand je vais chez Costco, j’essaie d’acheter en vrac puis de congeler les produits; je passe maintenant beaucoup de temps à rechercher sur Google ce qui peut être congelé et pendant combien de temps», a mentionné M. Dempsey, qui a ajouté que lorsque les prix baissent légèrement, cela passe souvent inaperçu.
Le coût élevé des aliments l’a également forcé à comparer les prix pour trouver les meilleures aubaines, à faire preuve de sélectivité et à n’acheter que les articles essentiels dont il a besoin.

