La présidente du syndicat représentant près de 19 000 travailleurs canadiens du secteur automobile dit s’attendre à des négociations «difficiles» avec Stellantis et General Motors, après avoir conclu un accord avec Ford.
La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, affirme que la nouvelle convention collective de trois ans conclue avec Ford, que les adhérents ont officiellement ratifiée dimanche, constitue un précédent et apporte des avancées majeures en matière d’augmentations salariales et de sécurité de l’emploi.
Les salariés de Ford couverts par la convention collective ont voté à 74 % en faveur de l’accord, tandis que les membres de deux sections locales se sont prononcés respectivement à 97 % et 100 % en sa faveur.
Mais Mme Payne reconnaît qu’il existe des différences entre Ford et les deux autres entreprises, ce qui pourrait compliquer les négociations à venir, l’usine d’assemblage d’Ingersoll de General Motors et celle de Brampton de Stellantis étant à l’arrêt et des milliers de salariés ayant été mis au chômage technique.
Elle précise que le syndicat annoncera, dans le courant de la semaine, laquelle de ces deux entreprises sera sa prochaine cible pour les négociations collectives.
Cette série de négociations avec les «trois grands de Detroit» se déroule dans un contexte difficile pour le secteur, marqué notamment par les droits de douane américains, la décision de l’administration Trump de ne pas prolonger l’Accord Canada–États-Unis–Mexique et l’arrivée de véhicules électriques chinois sur le marché canadien.

