Économie

Amazon dépasse les 3000 G$ de capitalisation boursière pour la première fois

La filiale «cloud» du groupe, Amazon Web Services (AWS), a notamment connu au deuxième trimestre une croissance de 37% sur un an.

Mis à jour le 

Publié le 

Le logo d’Amazon est visible sur la façade du centre de distribution YVR2 de l’entreprise, à Delta, en Colombie-Britannique, le vendredi 11 juillet 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck Le logo d’Amazon est visible sur la façade du centre de distribution YVR2 de l’entreprise, à Delta, en Colombie-Britannique, le vendredi 11 juillet 2025. Crédit image | (DARRYL DYCK/La Presse canadienne)

Le géant technologique américain Amazon a dépassé pour la première fois lundi le seuil symbolique des 3000 milliards de dollars de capitalisation boursière, surfant toujours sur l’enthousiasme suscité par ses résultats trimestriels.

À la Bourse de New York, l’action Amazon gagnait 4,57% à 284$. Depuis la publication de ses résultats jeudi, elle s’est envolée de plus de 20%, soit un gain d’environ 500 milliards de dollars.

Le groupe consolide ainsi sa place de cinquième capitalisation mondiale derrière Nvidia, Apple, Alphabet (Google) et Microsoft.

Les investisseurs continuent de saluer lundi la forte croissance de l’activité d’informatique à distance (cloud) d’Amazon, et plus généralement des activités liées à l’intelligence artificielle (IA).

La filiale cloud du groupe, Amazon Web Services (AWS), a notamment connu au deuxième trimestre une croissance de 37% sur un an, soit un rythme plus soutenu que sur les trois premiers mois de l’année (28%) ou que lors de chaque trimestre depuis près de cinq ans.

Mais le groupe a surtout montré que ses investissements pour développer l’IA n’entamaient pas sa marge, dans un contexte d’inquiétudes grandissantes liées aux dépenses massives nécessaires au développement de cette technologie.

Publiés ces derniers jours, les résultats des géants de la tech américaine «se sont révélés globalement rassurants», estime dans une note Giovanni Mazzariello, gérant de portefeuille chez UniCredit.

«Alphabet, Microsoft et Amazon ont tous réaffirmé ou revu à la hausse leurs plans d’investissement, tout en continuant d’afficher une forte croissance dans leurs activités liées au cloud et à l’IA, assortie d’une rentabilité en hausse et d’un carnet de commandes en expansion», souligne-t-il.

Meta (Facebook, Instagram) a, lui, été sanctionné jeudi par Wall Street dans la foulée de ses résultats, pâtissant d’une rentabilité affaiblie par ses investissements dans l’intelligence artificielle.