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Cas possible d’Ebola au CHUM: les ambulances sont détournées

«Les protocoles habituels sont en place.»

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CHUM, L'hôpital du CHUM à Montréal, mardi 25 mai 2021. (Graham Hughes/The Canadian Press)

La détection d’un cas suspect d’Ebola au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a forcé le détournement temporaire d’ambulances, jeudi après-midi.

Au moment d’écrire ces lignes, une personne était en cours d’évaluation pour déterminer si elle était réellement aux prises avec la maladie.

«Les protocoles habituels sont en place donc: les ambulances sont temporairement détournées pour nous permettre de transférer la patiente sécuritairement de l’ambulance à la salle d’isolement dédiée dans l’urgence», a partagé à Noovo Info une conseillère aux relations avec les médias du CHUM.

L’Ebola

Le virus causant la maladie Ebola a été identifié pour la première fois en 1976, rappelle le ministère de la Santé sur ses plateformes publiques.

«Aucun cas de ces maladies n’a été rapporté au Québec ni ailleurs au Canada», écrit-on.

«La probabilité d’introduction de ces virus au Canada est faible.»

Des cas ont déjà été suspectés par le passé au Québec, mais les tests de détection se sont toujours avérés négatifs.

La maladie à virus Ebola survient surtout sous forme d’éclosions en Afrique subsaharienne. Même lors d’épidémies importantes, le nombre de cas reste faible comparativement à des infections courantes comme la grippe ou la COVID-19.

Sa gravité invite toutefois à la prudence. «Sans traitement, le taux de mortalité chez les humains varie de 25 % à 90 %», note le ministère de la Santé.

Des restrictions de voyages en vigueur

En date de lundi dernier, le Canada vient de prolonger de 60 jours supplémentaires ses restrictions en matière de voyages et d’immigration liées à l’épidémie d’Ebola, tandis que le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a publié de nouvelles données indiquant que le nombre de cas de la maladie s’élève désormais à plus de 8000.

Les ressortissants de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo ne sont plus autorisés à se rendre au Canada depuis le mois de mai.

Environ 4000 personnes sont décédées lors de l’épidémie d’Ebola en RDC depuis lors. Le pays a eu du mal à contenir le virus de Bundibugyo, un virus rare pour lequel il n’existe ni traitement ni vaccin connu.

Les ressortissants étrangers qui ne proviennent pas des trois pays concernés par les restrictions mais qui ont séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours, ne peuvent pas embarquer sur un vol à destination du Canada ni transiter par le Canada, tandis que ceux qui ont séjourné au Soudan du Sud ou en Ouganda doivent se soumettre à une quarantaine de 21 jours.

Les citoyens canadiens ou les résidents permanents qui ont séjourné dans l’un des pays concernés doivent se soumettre à une quarantaine de 21 jours à leur retour au Canada.

L’épidémie en Ouganda a été déclarée terminée fin août après que 20 personnes ont contracté la maladie, tandis que le Soudan du Sud n’a signalé aucun cas.

Des mesures critiquées

Ces mesures aux frontières avaient initialement été annoncées en amont de la Coupe du monde de la FIFA. Des responsables du gouvernement canadien, notamment la ministre de la Santé, Marjorie Michel, et la ministre de l’Immigration, Lena Diab, ont déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de sécurité préventive alignée sur celles des États-Unis et du Mexique, coorganisateurs du tournoi.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a critiqué ces mesures, estimant qu’elles reposaient sur la peur plutôt que sur des données scientifiques. L’agence ne recommande pas de restrictions de voyage et souligne que le risque de transmission du virus Ebola lors d’un voyage en avion est faible, car celui-ci ne se transmet pas par la voie des airs.

L’OMS a déclaré la semaine dernière que la RDC manquait de personnel de santé pour endiguer la maladie. Elle a indiqué qu’il s’agissait de l’épidémie d’Ebola qui se propage le plus rapidement de l’histoire et qu’elle était en passe de devenir la plus meurtrière, avec un taux de létalité de 48 %.

Avec la collaboration d’Étienne Phénix pour Noovo Info et de l’information de La Presse canadienne