C’est une méthode de travail déficiente pour réaliser un essai de pression sur un tuyau qui a causé la mort d’un contremaître et des blessures à un autre travailleur, le 20 novembre dernier, dans l’entreprise SCV-Enercor, à Anjou, conclut la CNESST.
Dans son rapport qui vient d’être publié, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) conclut que la méthode de travail utilisée ne permettait pas de contrôler le risque d’être percuté par le tuyau sous pression.
Ce jour-là, des travailleurs s’affairaient à un essai de pression pneumatique pour vérifier l’étanchéité d’un tuyau d’acier inoxydable long de 25,6 pieds, ayant une masse de 618 livres.
Lors de l’essai, de l’air comprimé a été libéré, le collet et un bouchon ont été éjectés et le tuyau a été projeté, percutant alors le contremaître et un travailleur.
Les secours ont été appelés. Le contremaître, qui était placé à un mètre du tuyau, est décédé et le travailleur a subi de graves blessures.
«L’absence de dispositifs de retenue, combinée à la libération rapide de l’air comprimé et à la masse du tuyau, provoque un déplacement violent et incontrôlé de celui-ci. Dans son mouvement, le tuyau percute mortellement le contremaître et blesse grièvement le travailleur qui se trouve à proximité», écrivent les inspectrices de la CNESST.
Dans leur rapport, elles ont relevé «plusieurs non-conformités» dans la méthode de travail utilisée lors de l’essai en atelier.
«La méthode de travail utilisée pour réaliser l’essai de pression pneumatique est déficiente, car elle ne permet pas de contrôler le risque d’être percuté par le tuyau», concluent-elles.

