La maison de disques Universal Music Group a passé un accord avec Spotify qui va permettre aux utilisateurs de la plateforme de créer des remix et des reprises de morceaux d’artistes du label en utilisant l’intellience artificielle (IA).
Cette nouvelle fonctionnalité sera un service payant, qui s’ajoutera au prix de l’abonnement classique, et ne sera applicable qu’aux artistes ayant donné leur accord, selon un communiqué publié jeudi.
«L’interprète originel et l’auteur recevront une partie des revenus générés», a expliqué, lors de la journée investisseurs de Spotify, Charlie Hellman, responsable de la musique au sein du groupe suédois.
Jusqu’ici, Spotify interdisait la musique générée par IA quand elle était dérivée de celle d’un artiste spécifique, sans son autorisation expresse.
Elle permet, en revanche, la mise en ligne de musique IA en général, y compris lorsqu’elle est associée à un artiste ou un groupe dont l’image et l’identité ont été générés via l’intelligence artificielle.
Avec cet accord, Spotify investit ostensiblement le territoire des deux applications de musique IA majeures du marché, Suno et Udio, qui affichent une croissance très soutenue.
Après avoir laissé leurs utilisateurs créer de la musique IA sans s’être préalablement entendus avec artistes ou labels, les deux entreprises ont changé leur fusil d’épaule ces derniers mois.
Udio a signé un engagement avec Universal Music Group et avec Warner Music Group, qui a aussi trouvé un accord avec Suno.
UMG et Sony sont néanmoins toujours en contentieux avec Suno et une procédure suite son cours devant un tribunal fédéral du Massachusetts.
Pour Charlie Hellman, cette nouvelle option IA sur Spotify est «une nouvelle source de revenus» pour les artistes, auteurs et compositeurs «qui s’ajoute à ce qu’ils gagnent déjà» sur la plateforme.
«Cette initiative est centrée sur les artistes et axée sur l’IA responsable», a commenté le PDG d’Universal Music Group, Lucian Grainge, cité dans le communiqué. Elle «va faire croître les revenus de tout l’écosystème».
