Art et culture

Un documentaire sur Brian Mulroney remporte un prix au festival du film de Windsor

Le jury du WIFF a salué «Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney» pour sa «voix typiquement canadienne, son intelligence et son humour».

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Le réalisateur Matthew Rankin photographié à Montréal avant la projection de son documentaire «Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney» au Festival international du film de Toronto, le 8 septembre 2026. Le documentaire a gagné dimanche le Prix WIFF du m... Le réalisateur Matthew Rankin photographié à Montréal avant la projection de son documentaire «Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney» au Festival international du film de Toronto, le 8 septembre 2026. Le documentaire a gagné dimanche le Prix WIFF du meilleur film canadien. LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

Un documentaire satirique sur l’ascension au pouvoir de l’ancien premier ministre Brian Mulroney a remporté le premier prix au Festival international du film de Windsor (WIFF).

Ce festival cinématographique du sud de l’Ontario a décerné le Prix WIFF du meilleur film canadien, d’une valeur de 25 000 $, à Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney, réalisé par Matthew Rankin, un cinéaste originaire de Winnipeg.

Ce documentaire, qui a été présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto et a remporté un franc succès auprès du public dans le cadre de la section «Midnight Madness», mêle des images d’archives de Brian Mulroney datant d’avant son arrivée au 24 Sussex Drive à des éléments de collage multimédia, offrant ainsi une exploration très stylisée et en technicolor du célèbre politicien.

Le film s’est imposé face à d’autres œuvres canadiennes, notamment Nina Roza, qui raconte l’histoire d’un consultant en art bulgaro-canadien retournant dans son pays d’origine pour enquêter sur un prétendu enfant prodige, et Haunted, qui suit une adolescente découvrant que sa nouvelle maison à la campagne est hantée par une femme du XIXe siècle.

Le jury du WIFF a salué Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney pour sa «voix typiquement canadienne, son intelligence et son humour».

Le jury a également salué le travail de l’archiviste Marika Lapointe, qui a passé au crible plus de 80 000 documents pour le film.

Dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne en septembre, Matthew Rankin a expliqué comment M. Mulroney avait su user de son charme pour gravir les échelons du Parti progressiste-conservateur jusqu’à la plus haute fonction du pays.

«Ce n’est pas exactement une biographie sur l’homme. Il s’agit en réalité de la construction de son image», a-t-il souligné.

Ce documentaire s’inscrit dans une thématique quelque peu familière pour Matthew Rankin, connu pour son premier long métrage, Le 20e siècle, un portrait surréaliste et romancé de William Lyon Mackenzie King, le dixième premier ministre du Canada, paru en 2019.

Son deuxième long métrage, Une Langue universelle, a été choisi en 2024 pour représenter le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger.