Le rockeur américain Bruce Springsteen a dévoilé mercredi la chanson Streets of Minneapolis, dans laquelle il critique vivement l’intervention de l’ICE et des autorités fédérales américaines dans cette ville du Minnesota.
Le chanteur déplore également les morts de Renee Good et d’Alex Pretti, qui ont contribué au vaste mouvement de contestation à Minneapolis.
«J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier [NDLR; mardi] et je vous la partage aujourd’hui en réponse à l’état de terreur dans la ville de Minneapolis. Elle est dédiée à la population de Minneapolis, à nos voisins immigrants innocents et à la mémoire d’Alex Pretti et de Renee Good», partage Springsteen.
Dans Streets of Minneapolis, Springfield qualifie les agents fédéraux de l’ICE et de la police des frontières présents dans la ville de «bandits» à la solde du président américain et parle de celui-ci comme du «King Trump».
Renee Good, une Américaine mère de trois enfants âgée de 37 ans, a été abattue par un agent de l’ICE le 7 janvier dernier. Un peu plus de deux semaines plus tard, c’était au tour de l’infirmier Alex Pretti de succomber sous les tirs d’agents fédéraux.
Minneapolis est depuis plusieurs semaines l’épicentre des opérations de l’ICE voulues par Donald Trump, qui a fait du sujet une des priorités de son second mandat. Des agents de la police aux frontières (CBP) y ont aussi été dépêchés en renfort.
Face aux morts de Good et Pretti, de multiples manifestations ont éclaté.
Springsteen, un fervent critique de Trump
Ce n’est pas la première fois que Bruce Springsteen s’en prend à l’administration Trump.
En mai dernier, l’auteur de Born in the USA et de The River avait lancé une attaque en règle contre le locataire de la Maison-Blanche lors d’un concert à Manchester, au Royaume-Uni.
«Chez moi, l’Amérique que j’aime, l’Amérique sur laquelle j’ai écrit, source d’espoir et de liberté depuis 250 ans, est aux mains d’un gouvernement corrompu, incompétent et perfide», avait-il déclaré, demandant aux spectateurs de «monter la voix contre l’autoritarisme pour laisser la liberté triompher».
Bruce Springsteen avait décrit «un président incapable et un État en déraillage».
«En Amérique, ils persécutent des gens parce qu’ils exercent leur droit à la liberté d’expression et expriment leur désaccord. Ça se passe maintenant!»
— Bruce Springsteen
Il avait aussi dénoncé «les hommes les plus riches» qui «prennent un plaisir sadique dans la douleur qu’ils infligent aux travailleurs américains» ou «l’alliance avec les dictateurs».
Mais, l’Amérique est «un grand pays avec des gens bien», a-t-il ajouté. «Nous allons donc nous en tirer.»
Le président américain n’était pas demeuré en reste et avait répliqué rapidement à Springsteen, le qualifiant de «connard sans talent» et de «pruneau desséché».
Avec de l’information de l’Agence France-Presse

