Art et culture

Musique par l’IA: Deezer lance un outil gratuit pour analyser les listes de lecture

«La majorité des gens veulent savoir si de la musique générée par l’IA leur est recommandée.»

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Cette photo non datée fournie par Deezer montre le logo du service de diffusion en continu musical. Cette photo non datée fournie par Deezer montre le logo du service de diffusion en continu musical. (Deezer via AP)

Deezer a lancé jeudi un détecteur gratuit permettant aux utilisateurs de différentes plateformes de diffusion en continu d’analyser leurs listes de lecture pour savoir si elles contiennent des titres entièrement générés par intelligence artificielle, a annoncé l’entreprise française à l’AFP.

L’outil de détection est accessible en ligne aux utilisateurs de Deezer ainsi qu’à une vingtaine d’autres services de diffusion en continu dont Spotify, Apple Music, YouTube Music, Tidal ou encore Qobuz.

«La majorité des gens veulent savoir si de la musique générée par l’IA leur est recommandée», a assuré Alexis Lanternier, le patron de Deezer, estimant que ce détecteur serait «une révélation pour les auditeurs du monde entier».

En pratique, l’utilisateur se connecte au compte de sa plateforme audio depuis le site de détection, puis l’outil passe au crible une partie de sa bibliothèque, soit uniquement les listes de lecture qu’il a lui-même créées.

Le résultat est exprimé en pourcentage du volume total, sans préciser les titres concernés.

Avec le progrès des logiciels de création musicale par IA, les morceaux de ce type se perfectionnent, devenant presque impossible à repérer à l’oreille. Certains connaissent même un réel succès, comme Magique de Willy l’Ancien, alias d’un producteur mystère qui cumule plusieurs millions d’écoutes.

Leur nombre ne cesse de croître: près de la moitié des titres mis en ligne chaque jour sont désormais générés en entier par l’IA, soit près de 75.000 morceaux sur Deezer, première à les signaler via une mention spécifique.

La plateforme a aussi choisi de les démonétiser, en les retirant des recommandations algorithmiques et de ses listes de lecture éditoriales. La consommation de cette musique reste toutefois infime, entre 1 et 3% du nombre total de diffusions en continu, note Deezer.

En parallèle, une proposition de loi visant à protéger les contenus culturels utilisés par les fournisseurs d’intelligence artificielle est à l’étude au parlement, mais elle suscite l’opposition farouche de certaines entreprises de la tech.