Art et culture

L'Espace Riopelle du Musée national des beaux-arts de Québec ouvre enfin ses portes

L’idée de cet Espace était née dans la foulée du 100e anniversaire du peintre, sculpteur et graveur.

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L'Espace Riopelle du Musée national des beaux-arts de Québec ouvre enfin ses portes L’œuvre de Jean-Paul Riopelle sera enfin mise en valeur dans un espace à la hauteur de l’artiste.

L’œuvre de Jean-Paul Riopelle sera enfin mise en valeur dans un espace à la hauteur de l’artiste.

Le nouvel Espace Riopelle – Pavillon Michael Audin ouvre officiellement ses portes au grand public jeudi à Québec.

L’édifice, érigé au coût de 84 millions $, devient ainsi le quatrième bâtiment à s’ajouter à ce qu’il est convenu d’appeler la Cité muséale du Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ), sur les Plaines d’Abraham.

L’idée de cet Espace était née dans la foulée du 100e anniversaire du peintre, sculpteur et graveur. Le bâtiment de 5600 mètres carrés, où le verre et la lumière dominent, devient ainsi le plus vaste espace consacré à un artiste canadien.

L’Espace Riopelle offrira au regard des visiteurs plus de 130 œuvres de Riopelle accompagnées d’une centaine d’œuvres d’artistes marquants de l’histoire du Québec.

Il porte nom de Michael Audin, reconnaissant ainsi les dons exceptionnels de ce philanthrope et de son épouse, Yoshiko Karasawa, qui ont offert au Musée avec un autre donateur, Pierre Lassonde, 63 œuvres, dont 46 de Riopelle.

Jean-Paul Riopelle (1923-2002), dont l’œuvre est intimement liée à la nature québécoise, fut une figure incontournable du mouvement automatiste à l’échelle internationale à partir des années 1940.

Quatre expositions inaugurales y sont déployées sur les trois étages du nouveau bâtiment dont une rétrospective intitulée Riopelle. L’expression du geste. Une autre exposition intitulée Revendiquer présente les œuvres provenant de la collection nationale d’une cinquantaine d’artistes qui ont pavé la voie à la modernité, dont plusieurs autres Automatistes. Riopelle était au nombre des signataires du Refus global, en 1948, et avait ajouté sa griffe à celles, entre autres, de Paul-Émile Borduas – l’auteur principal qui était alors reconnu comme le leader des Automatistes – Marcel Barbeau, Marcelle Ferron et plusieurs autres.

Le troisième étage est consacré à une disposition circulaire couvrant presque 360 degrés où est exposé le chef-d’œuvre de l’artiste, L’Hommage à Rosa Luxembourg, un œuvre monumentale de plus de 40 mètres. Au rez-de-chaussée, l’exposition temporaire Art et émotions accueille un projet de recherche interactif développé par le laboratoire Co -DOT affilié à l’Université Laval , et destiné à mieux comprendre les réponses émotionnelles du public devant des œuvres de Riopelle.

Les espaces extérieurs intègrent par ailleurs cinq sculptures de Riopelle. Se dressant sur le parvis avant, La Tour, sculpture de bronze de plus de 2,5 m, accueille le public. À l’autre extrémité, près du parvis arrière, trône l’imposant bronze La Victoire et le Sphinx. Au sommet du pavillon, la terrasse du fleuve présente trois sculptures de bronze : L’Ours, Hibou-A et Le Poisson.