Les festivaliers sont attendus dans les salles de cinéma montréalaises pour la deuxième fin de semaine du Festival international de films Fantasia, qui célèbre son trentième anniversaire.
Se déroulant du 16 juillet au 2 août, cet évènement vise à mettre en lumière le cinéma de genre, et à tisser des liens entre les films d’avant-garde et les productions grand public.
La programmation regroupe autant des longs métrages que des courts métrages, québécois, canadiens et internationaux. On y retrouve un volet axé sur le film d’animation, des projections de classiques revisités, ainsi que du cinéma jeunesse.
La directrice adjointe et programmatrice de Fantasia, Tania Morissette, a dû reprogrammer plusieurs films grâce à un engouement de la part du public, comme Los Vampires, présenté pour une deuxième fois samedi matin.
«Il y a plein de gens qui se sont présentés pour acheter des billets supplémentaires et qui n’ont malheureusement pas réussi à rentrer, rapporte-t-elle. C’est le cas avec beaucoup de nos films cette année. Il y a beaucoup de représentations qui sont au maximum de leur capacité, donc on rajoute des projections.»
Ainsi, le film de zombies sud-coréen Colony, par Yeon Sang-ho, dont les spectateurs «s’arrachent les billets», selon Mme Morissette, a été remis à l’affiche dans la semaine à venir.
C’est aussi le cas pour Teenage Sex And Death at Camp Miasma, de la réalisatrice Jane Schoenbrun, dont le film de 2024 I Saw the TV Glow avait connu un franc succès à sa sortie.
Le film Her Private Hell a ouvert le festival, du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, connu notamment pour Drive, sorti en 2011 avec comme tête d’affiche Ryan Gosling.
Il a effectué son retour au festival, 20 ans après son dernier passage et a donné une classe de maître, comme plusieurs autres cinéastes, lors de conférences ou de discussions.
«C’est notre trentième anniversaire, donc on a voulu honorer des cinéastes, soit qu’on n’avait jamais eu au festival, ou de réalisateurs comme Nicolas Winding Refn, qui était venu au festival il y a vingt ans, donc c’est une belle opportunité pour le ravoir», souligne-t-elle.
Parmi les classes de maître qui doivent encore être données, on attend notamment celle du metteur en scène québécois Robert Lepage, qui se déroulera le 1er août.
Le Québec à l’affiche
Des blocs de courts métrages québécois, regroupés par thématique, sont projetés à chacune des fins de semaine du festival.
Les longs métrages québécois sont pour leur part disséminés à travers le festival.
Tight Lettuce, une production de Harrison Houde mettant en vedette Emmanuel Bilodeau, a fait salle comble, tout comme Someone’s Daughter, un thriller de Wiebke von Carolsfeld. Dans ce film, une avocate se retrouve prise au piège dans une forêt avec un homme accusé d’agression sexuelle, qu’elle avait défendu des années auparavant.
La Place, de Louis Godbout, portant sur une dispute pour une place de stationnement qui vire au mal, et Les regards parallèles, de Vincent Bonin-Arena, qui raconte l’histoire de deux frères et de la conjointe de l’un d’eux qui tentent de faire leurs preuves comme criminels, sont à voir, d’après Mme Morissette.
Ces films seront projetés respectivement les 29 et 26 juillet.
