Le chanteur britannique Boy George, rare vedette internationale de la scène pop à afficher son soutien à Israël, a été reçu lundi à Jérusalem par le président Isaac Herzog, en pleines tractations dans le pays pour former le prochain gouvernement.
Isaac Herzog, dont la fonction est largement protocolaire, a accueilli dans son bureau l’ancien chanteur du groupe Culture Club, qui doit donner deux concerts à Tel-Aviv, le qualifiant d’«ami formidable».
Coiffé d’un béret noir, Boy George lui a répondu en hébreu : «Peuple d’Israël, nous danserons à nouveau!», en référence au slogan diffusé après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël, journée la plus meurtrière de l’histoire du pays.
Âgé de 65 ans, l’artiste britannique avait mis en ligne le 26 juillet sur X une chanson intitulée We Will Dance Again, traduction du slogan Od Nirkod, utilisé par les survivants du festival de musique Nova, où plus de 360 personnes ont été tuées par des assaillants palestiniens le 7 octobre.
Sur un rythme reggae, le titre débute avec les paroles «Vous dites génocide, je dis guerre / Quand on t’attaque, c’est à ça que sert l’armée».

La prise de position de l’artiste lui a valu de nombreuses critiques, qui l’ont notamment conduit à se retirer d’une comédie musicale programmée en août dernier dans le West End londonien.
Figure de la communauté LGBTQ+, Boy George doit se rendre mardi sur le site de Nova.
L’attaque du Hamas a entraîné côté israélien la mort de 1221 personnes, selon un décompte de l’AFP.
La campagne militaire de représailles menée par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 74 500 morts, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
