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L’acteur d’«Alien» et «Top Gun» Tom Skerritt est décédé

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Tom Skerritt appears at a hand and footprints ceremony honoring producer Jerry Bruckheimer at Grauman's Chinese Theatre in Los Angeles on May 17, 2010. (AP Photo/Reed Saxon, File) Tom Skerritt appears at a hand and footprints ceremony honoring producer Jerry Bruckheimer at Grauman's Chinese Theatre in Los Angeles on May 17, 2010. (AP Photo/Reed Saxon, File) (Reed Saxon)

Tom Skerritt, acteur lauréat d’un Emmy Award qui incarnait des personnages d’autorité à la fois solides et ironiques, que ce soit en tant qu’instructeur de vol dans «Top Gun», shérif sévère mais juste dans la série télévisée «Picket Fences» ou capitaine condamné dans «Alien», est décédé. Il avait 93 ans.

L’acteur est décédé mercredi de causes naturelles, a indiqué sa famille dans un communiqué.

Tom Skerritt a été nommé à deux reprises aux Emmy Awards — toutes deux pour «Picket Fences» — et a remporté le prix du meilleur acteur principal dans une série dramatique en 1993.

Parmi les autres moments forts de sa carrière, on peut citer son rôle de mari patient aux côtés de Shirley MacLaine dans «Le Tournant de la vie», celui du mari de Sally Field dans «Passions tourmentées» et celui d’un opportuniste intrigant qui fait obstacle à la tentative de Jodie Foster de communiquer avec des extraterrestres dans «Contact».

«Un scénariste m’a un jour décrit comme un acteur de caractère enfermé dans le corps d’un premier rôle, et j’ai toujours adoré ça. C’est un beau compliment. J’ai su trouver le juste équilibre entre la télévision et le cinéma», avait-il déclaré au «Seattle Post-Intelligencer» en 1997.

Skerritt a grandi dans une famille de la classe moyenne à Détroit. Il a passé quatre ans dans l’armée de l’air, a fréquenté l’université Wayne State avant de s’inscrire à l’université de Californie à Los Angeles pour étudier la réalisation cinématographique, inspiré par le film «Citoyen Kane».

Il fait ses débuts au cinéma avec un second rôle de sergent dans «La guerre est aussi une chasse», un film indépendant de 1962 sur la guerre de Corée. Ce film a marqué les débuts de Skerritt, Robert Redford, Sydney Pollack et Francis Ford Coppola, qui y jouait un rôle de camionneur.

Redford, décédé l’année dernière, est devenu un ami de toute une vie. «Le lien qui s’était tissé entre nous était si profond qu’il s’est transformé en une amitié solide», avait raconté Redford au Seattle Times en 2007. «Ses valeurs étaient proches des miennes, et il a toujours su rester intègre.»

Après «La guerre est aussi une chasse», Skerritt a toutefois continué à peiner pour obtenir du temps à l’écran.

Les choses ont changé avec «Le Tournant de la vie», qui lui a valu un prix du National Board of Review. Puis vint «Alien», dans lequel Skerritt incarnait le capitaine assiégé et condamné du vaisseau Nostromo, accroupi dans un conduit sombre et étouffant, traquant l’extraterrestre à l’aide d’un lance-flammes. Il a confié au «Seattle Times» que ce qui l’avait séduit dans le scénario, c’était que l’acteur principal disparaissait et que «la femme devenait l’héroïne».

Les choses ont encore évolué par la suite, notamment grâce à un rôle mémorable en tant qu’instructeur de Tom Cruise dans le film culte «Top Gun»

Mais c’est sans doute dans le rôle du shérif bienveillant de «Picket Fences», une série récompensée de 14 Emmy Awards — dont un pour Skerritt — et un Golden Globe au cours de ses quatre années de diffusion, de 1992 à 1996, que l’acteur a reçu ses meilleures critiques.

Skerritt partageait l’affiche avec Kathy Baker, qui incarnait sa femme médecin dans la petite ville de Rome, dans le Wisconsin, un lieu où se produisaient des événements étranges, comme un cambrioleur laissant une traînée de grenouilles derrière lui ou le pape devenant le principal témoin d’un meurtre.

La réalisation et l’écriture — son rêve initial — avaient cédé la place à une carrière devant la caméra, même s’il a réussi à réaliser et à jouer dans le téléfilm de 1997 «Divided by Hate».

Il laisse derrière lui sa troisième épouse, Julie Tokashiki, et cinq enfants.