Art et culture

La scène musicale montréalaise réagit à la mort de la photographe Susan Moss

Ses amis disent que son héritage va bien au-delà de son travail.

Publié le 

Susan Moss La scène musicale montréalaise a perdu une figure incontournable de sa communauté après le décès de Susan Moss, survenu le 4 septembre 2026 à l'âge de 58 ans. (Tim Snow Photography)

Les hommages affluent ce samedi en hommage à la photographe musicale montréalaise Susan Moss.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

La «photographe du rock ’n’ roll» est décédée vendredi à l’âge de 58 ans après avoir reçu un diagnostic de cancer du pancréas de stade 4.

Elle a passé des décennies à immortaliser la scène musicale montréalaise. D’Osheaga aux grands spectacles du Centre Bell en passant par les petits clubs, elle a su capturer les groupes et les fans qui les adoraient.

«Tu avais toujours un grand sourire chaque fois que je te croisais», a écrit Daniel Francis Haber, un photographe, sur la page Facebook de Susan Moss. «Tu m’encourageais toujours autant dans mon travail, alors que c’était moi qui admirais le tien. Ça va me manquer de te croiser littéralement partout dans la ville. Repose en paix, Susan. Montréal a perdu aujourd’hui une petite partie d’elle-même.»

Susan Moss a choisi l’aide médicale à mourir après avoir appris son diagnostic de cancer.

Ses amis disent que son héritage va bien au-delà de son travail.

«Dans ce milieu, on est très sélectif, on cache souvent ses secrets aux autres; elle était la dernière personne à faire ça», a dit son collègue photographe Tim Snow.

«Chaque fois qu’un nouveau photographe entrait dans la fosse des photographes, elle faisait en sorte qu’il se sente à 100 % à l’aise; elle l’aidait, lui donnait des astuces et des conseils.»

—  Tim Snow, photographe et collègue de Susan Moss

M. Snow a ajouté que Moss adorait la musique et toute la communauté qui l’entourait.

«Je veux dire, elle connaissait tous les agents de sécurité, tous les préposés à l’entrée, elle connaissait beaucoup de groupes qui étaient déjà venus en ville plusieurs fois, elle connaissait les groupes locaux, les groupes internationaux, tout», a-t-il raconté. «Elle était tellement aimée et respectée. Elle adorait tout simplement son travail.»