La vedette de la pop Katy Perry se dit «profondément consternée» par le fait que la Maison-Blanche ait utilisé l’une de ses chansons à succès dans une récente publication sur TikTok concernant le conflit en Iran.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La publication de la Maison-Blanche, datant de jeudi dernier, comportait à l’origine la chanson Firework de Katy Perry en fond sonore, accompagnée d’extraits vidéo montrant des explosions et des frappes en Iran, avec la légende : «L’Iran a été averti.» L’audio a depuis été retiré.
Katy Perry, âgée de 41 ans, qui a récemment fait les manchettes au Canada en raison de sa relation amoureuse avec l’ancien premier ministre Justin Trudeau, a exprimé son désaccord face à l’utilisation de sa chanson. Dans sa publication sur X partagée samedi, Katy Perry a déclaré que sa musique ne visait pas à «célébrer la guerre».
«J’ai écrit cette chanson pour qu’elle soit un hymne d’espoir, de guérison et de force intérieure pour les personnes traversant leurs moments personnels les plus sombres», a-t-elle écrit. «Voir un message d’estime de soi et d’encouragement utilisé comme une arme pour accompagner la destruction et la violence constitue une violation totale de tout ce que ma chanson représente.»
CTVNews.ca a contacté la Maison-Blanche lundi au sujet de cette publication, et un porte-parole a renvoyé à une publication sur X de Kaelan Dorr, directeur adjoint principal des communications et responsable de la stratégie numérique de l’administration Trump.
En réponse aux critiques de la chanteuse, Mé Dorr a écrit samedi: «C’est toi là?», accompagné d’un lien vers un extrait vidéo où Katy Perry chante Part of Me vêtue d’un uniforme militaire américain. La chanson est tirée de la réédition de 2012 de l’album de Perry, Teenage Dream: The Complete Confection. La vidéo la montre en train de s’enrôler et de s’entraîner au sein du Corps des Marines des États-Unis.
Malgré l’objection de Katy Perry à l’égard de la publication de la Maison-Blanche, elle n’a pas le contrôle total sur la façon dont sa musique sera utilisée. Variety a rapporté en 2023 qu’elle avait vendu ses droits musicaux à Litmus Music pour un montant que plusieurs sources ont estimé à 225 millions de dollars américains.
L’entente comprenait «des participations dans les enregistrements originaux et les droits d’édition pour les cinq albums qu’elle a lancés entre 2008 et 2020», a rapporté Variety.
Des artistes s’opposent à Trump
D’autres artistes se sont également plaints que le président américain Donald Trump et la Maison-Blanche utilisent leur musique.
La succession du chanteur-compositeur canadien Leonard Cohen s’est opposée à l’utilisation de Hallelujah lors d’un rassemblement de Trump en juin.
La chanteuse lauréate d’un prix Grammy Ariana Grande a demandé à l’administration Trump en juin de cesser d’utiliser sa chanson de 2024 Bye pour promouvoir sa politique d’immigration.
La chanteuse pop Sabrina Carpenter a qualifié l’utilisation de sa chanson Juno par l’administration Trump de «malveillante et répugnante» en décembre 2025.
Avec des informations de CTVNews.ca, de Reuters et de l’Associated Press

