La 51e cérémonie des César s’est ouverte jeudi sur un long sketch de Benjamin Lavernhe en hommage à Jim Carrey, présent à Paris pour recevoir un prix d’honneur dans la soirée pour l’ensemble de sa carrière.
«En tant qu’acteur, chaque personnage que vous incarnez est comme l’argile du sculpteur que façonné à la forme de votre coeur. Quelle chance j’ai eu de partager cet art, avec tant que personnes de personnes qui m’ont offert leur coeur en retour», a dit l’acteur dans un discours bien senti qu’il a livré dans la langue de molière.
«Il y a environ 300 ans, mon arrière arrière arrière arrière arrière grand-père, Marc-François Carré [...] a quitté Saint-Malo en France pour venir au Canada [...] Ce soir, avec ce magnifique honneur, ce “carré” a bouclé la boucle», a dit le comédien en faisant référence à la forme du trophée.
Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi pour être le maître de cérémonie cette année, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film «The Mask», l’un des plus célèbres de l’acteur canado-américain visiblement ravi au premier rang du public.
Dans la foulée, la présidente de cette édition, Camille Cottin, a tenu à «dédier cette cérémonie à tous les peuples qui, dans le monde, luttent pour la liberté».
Les deux premiers prix sont allés à Nadia Melliti pour son rôle dans «La petite dernière» et Théodore Pellerin pour le sien dans «Nino», tous les deux couronnés du César du meilleur espoir.
Nadia Melliti, 23 ans, décroche ainsi une deuxième distinction prestigieuse, après le prix d’interprétation à Cannes. Dans le film de Hafsia Herzi, elle joue une jeune fille musulmane troublée par l’éveil de son désir pour les femmes.
Théodore Pellerin, acteur québécois de 28 ans, incarne lui un jeune homme confronté à l’annonce de son cancer de la gorge. Pour la même œuvre, Pauline Loquès a reçu le César du meilleur premier film.
Avec de l’information de Noovo Info
