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James Cameron dit que le Canada ne sera jamais le 51e État, en présentant «Avatar»

«L’administration Trump ne comprend pas que nous ne serons jamais le 51e État.»

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James Cameron assiste à la première canadienne du film «Avatar: feu et cendre» au Scotiabank Theatre de Toronto, le mercredi 17 décembre 2025. James Cameron assiste à la première canadienne du film «Avatar: feu et cendre» au Scotiabank Theatre de Toronto, le mercredi 17 décembre 2025. (George Pimentel/Photo fournie, George Pimentel)

Le réalisateur James Cameron a affirmé que le Canada ne sera jamais le 51e État, lors de la présentation de son dernier film, Avatar: feu et cendre, mercredi, à Toronto.

Après une tournée promotionnelle mondiale, le troisième volet de la franchise de science-fiction à succès a été présenté en avant-première canadienne, dans le pays natal de Cameron, avant sa sortie mondiale vendredi.

«L’administration Trump ne comprend pas que nous ne serons jamais le 51e État», a soutenu le cinéaste.

Le réalisateur de l’une des plus grandes franchises de l’histoire du cinéma situe l’origine de son univers fictif, Pandora, non pas à Hollywood, mais dans le petit village ontarien de Chippewa, près des chutes Niagara, où il a passé son enfance à explorer les bois.

«J’ai grandi dans un petit village d’environ 1200 habitants, il y en a probablement 1300 maintenant, a dit le septuagénaire en riant. Derrière mon lotissement s’étendait une forêt de 32 kilomètres.»

«J’y passais tout mon temps libre. Soit j’étais à la maison à dessiner et à peindre, soit j’étais dehors dans les bois à collecter des objets, à observer et simplement être.»

Cameron explique que ces premières expériences, et son apprentissage sur les cultures autochtones, ont façonné Avatar, son long métrage de science-fiction de 2009, devenu le film le plus lucratif de tous les temps avec 2,9 milliards $ de recettes mondiales.

Le film suit Jake Sully, un ancien militaire paralysé interprété par Sam Worthington, qui utilise un corps extraterrestre génétiquement modifié pour infiltrer le peuple Na’vi, les habitants autochtones de la lune Pandora, pour le compte d’une compagnie minière.

Cependant, après être tombé amoureux d’une Na’vi, Neytiri (Zoe Saldaña), il choisit de défendre son monde contre l’exploitation humaine.

Feu et cendres poursuit l’histoire de la famille Sully sur Pandora, où ils rencontrent une nouvelle tribu Na’vi hostile, le clan Mangkwan, allié à l’ennemi juré de Jake, le colonel Miles Quaritch (Stephen Lang).

Cameron décrit le film comme plus complexe émotionnellement que ses prédécesseurs, explorant des territoires plus sombres pour les personnages.

«Je pense que les films Avatar permettent de s’immerger dans la nature et de regarder la civilisation humaine telle que la nature la voit, c’est-à-dire fondamentalement destructrice», a-t-il déclaré.

«Je voulais nuancer cela en présentant des personnages humains positifs qui se battent pour la nature et les Na’vi, ainsi que des personnages Na’vi négatifs. C’est en quelque sorte la confrontation de deux systèmes de valeurs.»

Après la sortie du premier Avatar, Cameron a confié que les thèmes qu’il avait autrefois étudiés à l’université, notamment les droits des peuples autochtones, étaient soudainement devenus une affaire personnelle.

«Des gens m’ont contacté d’Amazonie, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, du Canada, pour me parler des sables bitumineux, de la pollution des fleuves du nord, de la destruction de la forêt boréale», a-t-il expliqué.

«Je ressens comme un devoir de dialoguer et de faire écho aux préoccupations des dirigeants des peuples autochtones du monde entier.»

Cameron a indiqué qu’il garde son travail philanthropique auprès des communautés autochtones «discret» pour éviter de se mettre en avant, mais que cela lui prend beaucoup de temps et de ressources.

Il reconnaît que l’anthropologue canadien Wade Davis a contribué à façonner sa compréhension du savoir autochtone.

«Il a beaucoup écrit sur la façon dont nous pouvons tirer profit de la sagesse des gardiens des Premières Nations, les écouter et bénéficier de leur conception du temps et de la responsabilité intergénérationnelle pour préserver la terre et maintenir le lien avec elle», a-t-il dit.

«On ne peut pas faire un film Avatar sans s’immerger dans cet univers.»

Alex Nino Gheciu

Alex Nino Gheciu

Journaliste