Art et culture

«Freddie Mercury m’aidera pour le restant de mes jours», dit Rami Malek à Cannes

«Il réside dans mon âme et j’espère qu’il continuera à me conseiller toute ma vie.»

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bohe-1.9005323 De gauche à droite : Joe Mazzello (John Deacon), Ben Hardy (Roger Taylor), Rami Malek (Freddie Mercury) et Gwilym Lee (Brian May) sont à l'affiche du film BOHEMIAN RHAPSODY, produit par la Twentieth Century Fox. Crédit photo : Alex Bailey. (Photo Credit: Alex Bailey/20th Century Fox)

«Freddie Mercury m’aidera pour le restant de mes jours», a déclaré mercredi à Cannes l’acteur-star Rami Malek, qui avait incarné le chanteur de Queen en 2018 et campe de nouveau un artiste dans «The Man I Love», en lice pour la Palme d’or.

«La question qui se pose souvent aux acteurs c’est +comment vous vous débarrassez d’un rôle une fois que c’est fini+ ? Mais là, je n’abandonnerai jamais Freddie», a déclaré à une poignée de médias, dont l’AFP, l’acteur américano-égyptien de 45 ans qui avait crevé le grand écran dans le biopic «Bohemian Rhapsody».

«Il réside dans mon âme et j’espère qu’il continuera à me conseiller toute ma vie», a ajouté Rami Malek, qui a puisé dans ce précédent rôle pour composer le personnage de Jimmy George dans «The Man I Love», un artiste fictif, homosexuel et atteint du sida comme Freddie Mercury.

Les ressemblances s’arrêtent là: chanteur et acteur de la marge, Jimmy George évolue dans le New York underground de la fin des années 80, en pleine flambée de l’épidémie de sida. «Quand j’ai lu le script au départ, je me suis demandé si c’était trop similaire. Mais c’est un monde différent, une énergie différente et je me suis donc jeté à l’eau», dit Rami Malek.

Le réalisateur Ira Sachs, figure du cinéma indépendant américain, a plongé dans ses propres souvenirs pour recréer le New York qui était à la fois frappé de plein fouet par le sida et porté par l’énergie sexuelle et festive.

«Il y avait une soif de vivre, une urgence en raison de ce qui se passait», a expliqué le cinéaste de «Brooklyn Village» et «Frankie», dont beaucoup de proches sont morts du sida. «Tout était hors normes, un peu comme pendant la pandémie de Covid», se souvient-il.

Malgré la présence de Rami Malek au casting, trouver les financements n’a pas été chose aisée. «J’ai eu le feu vert de la 26e société de production que j’avais contactée», dit Ira Sachs, 60 ans, cinéaste des marges habitué au temps long du ciné indé. «J’ai dû attendre neuf ans entre mon premier et deuxième film», a-t-il également dit.