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DiCaprio et Bezos mènent un projet pour sauver des espèces menacées

Ils le qualifient de plus grand fonds unique de l’histoire dédié exclusivement à la sauvegarde d’espèces en danger critique d’extinction.

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Un sanglier des Visayas se frotte le museau contre un autre dans leur enclos au zoo de Pittsburgh, le 4 juin 2015. AP Photo Un sanglier des Visayas se frotte le museau contre un autre dans leur enclos au zoo de Pittsburgh, le 4 juin 2015. AP Photo (Keith Srakocic)

Des fondations financées et cofondées par Leonardo DiCaprio et Jeff Bezos ont lancé une initiative prévoyant d’investir 200 millions $ US pour sauver 100 des espèces les plus menacées de la planète, parmi lesquelles des lémuriens, des salamandres, des pangolins, des sangliers et des échidnés en voie de disparition.

Re:wild, l’organisation de DiCaprio, et le Bezos Earth Fund pilotent le Phoenix Species Project, ont annoncé mardi ces deux groupes.

Ils le qualifient de plus grand fonds unique de l’histoire dédié exclusivement à la sauvegarde d’espèces en danger critique d’extinction.

Depuis des années, Leonardo DiCaprio mûrit l’idée d’un effort concerté de grande envergure pour venir en aide aux espèces dont les habitats et la survie même sont menacés par le changement climatique.

En 2021, lui et le cofondateur de Re:wild, Wes Sechrest, biologiste et PDG de l’organisation, ont rencontré le mégamilliardaire fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, ainsi que son épouse, Lauren Sánchez Bezos, ancienne journaliste et présentatrice de télévision. Il occupe le poste de président et elle celui de vice-présidente du Bezos Earth Fund.

Cette rencontre a donné lieu à une série d’échanges avec des collectivités locales, des associations environnementales et des populations autochtones sur la meilleure façon d’inverser le déclin de leurs espèces les plus vulnérables. Ces discussions ont finalement abouti au Phoenix Species Project.

Parmi les animaux que cette initiative vise à préserver, on trouve:

  • Le sifaka à couronne dorée, un lémurien de Madagascar.
  • La salamandre verte de Hickory Nut Gorge, un amphibien arboricole dépourvu de poumons qui ne vit que dans un petit canyon de Caroline du Nord.
  • Le sanglier des Visayas, espèce endémique des îles des Philippines.
  • La souris des moissons de Cozumel, au Mexique, qui ne vit que sur une île au large de la péninsule du Yucatán.
  • L’iguane rose des Galápagos, que l’on ne trouve que sur le volcan Wolf, dans les îles Galápagos.
  • Le pangolin malais, également appelé pangolin javanais, originaire d’Asie du Sud-Est.
  • La tortue crêpe de Tanzanie, ainsi nommée en raison de sa carapace plate et souple.
  • La grenouille arlequin «nuit étoilée», connue et nommée pour son motif noir et blanc rappelant le ciel de la nuit, que l’on ne trouve que dans les montagnes de Colombie.
  • L’échidné à nez long d’Attenborough, un monotrème (mammifère ovipare) originaire de Nouvelle-Guinée, nommé en l’honneur du naturaliste et narrateur de la nature David Attenborough, âgé de 100 ans.

Le projet a notamment pour objectif d’assurer la pérennité d’initiatives de moindre envergure, certes couronnées de succès, mais éphémères.

«Nous protégeons le sifaka à couronne dorée depuis des années avec un budget qui ne sera jamais à la hauteur de ce que cette espèce mérite, mais le laisser s’éteindre n’a jamais été une option», a déclaré dans un communiqué Tiana Andriamanana, directrice générale de l’Association Fanamby, l’une des associations bénéficiant d’une subvention de cette initiative.

«Ce financement, cette plateforme mondiale et ce soutien technique changent la donne.»