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Cinq chansons inédites de Britney Spears pour marquer les 25 ans de «Britney»

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Cette image de pochette d’album, diffusée par Legacy Recordings, présente l’édition du 25e anniversaire de «Britney», de Britney Spears. (Legacy Recordings via AP) Cette image de pochette d’album, diffusée par Legacy Recordings, présente l’édition du 25e anniversaire de «Britney», de Britney Spears. (Legacy Recordings via AP) (Uncredited)

Britney Spears se trouvait à la croisée des chemins – et pas seulement parce que son film À la croisée des chemins (Crossroads) allait bientôt sortir au cinéma.

Nous étions en 2001. Britney Spears, alors âgée de seulement 19 ans, était l’une des personnalités les plus célèbres de la planète, représentant l’incarnation ultime du rêve des adolescents à travers le monde. Cette année-là, elle s’était produite lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl et avait révolutionné la mode à jamais – d’abord en faisant son apparition aux American Music Awards aux côtés de son amoureux, Justin Timberlake, qui arboraient tous les deux des vêtements en jeans assortis, puis en portant un python albinos autour du cou lors de sa prestation aux MTV Video Music Awards.

Elle entrait dans l’âge adulte à toute vitesse, après avoir connu un succès fulgurant avec ses deux premiers albums, …Baby One More Time (1999) et Oops!…I Did It Again (2000). Son troisième album, Britney, sortait juste avant son 20e anniversaire et allait s’avérer déterminant.

Legacy Recordings sort vendredi Britney (25th Anniversary Edition), une réédition enrichie de cet album phare, qui était devenu quadruple platine en moins de deux mois. La compilation comprend deux remixages et cinq titres inédits de cette époque, sa première nouvelle (ou plutôt ancienne?) musique depuis qu’elle a annoncé qu’elle «ne reviendrait jamais dans l’industrie musicale» en 2024.

Cette sortie est l’occasion de revenir sur cet album et sur la place unique qu’occupe Britney Spears dans l’imaginaire de la culture populaire – en particulier au vu de l’actualité de ces dernières années. En 2021, elle a été libérée d’une tutelle judiciaire qui contrôlait sa vie et ses finances depuis près de 14 ans. Et en février, il a été annoncé qu’elle avait vendu les droits de son catalogue musical à Primary Wave pour un montant non divulgué.

À l’écoute de «Britney», 25 ans plus tard

L’album s’ouvre sur une déclaration de la chanteuse. En 2001, cela avait été considéré comme une provocation. «Je sais que je suis peut-être jeune», affirme Britney Spears sur une production R&B saccadée, signée The Neptunes, le duo primé composé de Pharrell Williams et Chad Hugo. «Mais j’ai des sentiments, moi aussi.»

Il s’agit du simple I’m a Slave 4 U, dans lequel Britney Spears a clairement montré qu’elle avait troqué la pop «bonbon» de ses précédents albums pour un style résolument plus mature. Et cela vaut même pour les titres de l’album écrits et produits par ses anciens collaborateurs Max Martin et Rami Yacoub: des morceaux comme «Bombastic Love» brillent toujours, mais avec une nouvelle intensité.

Si Britney Spears s’est inspirée, sur «Britney», du parcours de vedette pop passant de l’adolescence à l’âge adulte tracé par ses prédécesseures comme Madonna ou Janet Jackson, elle l’a fait tout en restant dans la catégorie «pour les plus de 13 ans» – laissant entrevoir une sensualité affirmée comme moyen d’exprimer son identité, tout en restant accessible et agréable pour son jeune public. En d’autres termes, elle marche sur la corde raide: «Je ne suis pas une fille, pas encore une femme», comme le dit le titre de sa célèbre chanson I’m Not a Girl, Not Yet a Woman.

Tout cela alors que des proclamations d’autonomie – sexuelle et autre – ponctuent l’album. «Dis bonjour à la fille que je suis», invite-t-elle sur Overprotected. «Maintenant, je vis pour moi», affirme-t-elle sur Lonely. «C’est elle qui contrôle», sur le morceau Boys, à la fois funky et érotique.

Ce sentiment d’introspection est amplifié par le fait que l’album porte son nom et que Britney Spears a coécrit cinq titres de l’album original: Lonely, Anticipating, Let Me Be, That’s Where You Take Me et le provocateur Cinderella.

Des titres inédits de «Britney»

Le premier des cinq titres d’archives est She’ll Never Be Me, coécrit avec Timberlake, son petit ami de l’époque, qui assure également les chœurs. Timberlake avait coécrit un titre de l’album original, mais il n’avait pas encore été publié. Britney Spears avait évoqué leur relation dans ses mémoires publiées en 2023, y dévoilant des détails très personnels concernant une grossesse, un avortement et une rupture douloureuse.

Quant à la façon dont elle s’intègre au reste de l’album, la chanson s’y fond parfaitement grâce à ses effets vocaux et à sa production énergique typique des années 2000 – à tous égards, elle constitue une excellente face B.

On pourrait en dire autant du reste de l’album, depuis le morceau Am I A Sinner, qui monte lentement en puissance, jusqu’aux rythmes d’inspiration pop latine de Right Now (Taste the Victory), en passant par le titre When I Say So, aux sonorités glitch et hyperpop, et le titre My Big Secret, soul et inhabituellement long, qui met en avant la performance vocale la plus puissante de Britney Spears sur l’ensemble de l’album. C’est un falsetto époustouflant.

Sur le plan thématique, plusieurs de ces titres pourraient être interprétés comme une réponse à l’obsession de la presse à scandale pour la virginité de Britney Spears au moment où l’album a été publié. «Je ne veux pas t’induire en erreur», chante-t-elle dans When I Say So. «Tu en auras quand je te le dirai.»

Depuis que ses mémoires à succès, The Woman in Me – qui retracent en détail son enfance, son ascension vers la célébrité, ses mariages, sa maternité et sa mise sous tutelle – ont été publiées, les amateurs s’efforcent de replacer dans leur contexte la manière dont Britney Spears a été dépeinte au début de sa carrière. Ces chansons inspireront sans aucun doute davantage de travail de détective. Mais d’autres pourraient aborder le sujet plus simplement, à travers le prisme rose d’une nostalgie facile.

En fin de compte, il s’agit d’un album écrit et enregistré à la croisée de l’adolescence et de l’âge adulte, par la femme vers laquelle toute une génération s’est tournée pour trouver des repères dans ce même passage à l’âge adulte.