Justice

Procès: Dominique Laroche déclaré coupable pour gestes à caractère sexuel

Le verdict de culpabilité concerne cinq accusations, soit celles visant la période où la plaignante était mineure.

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Dominique Laroche déclaré coupable pour gestes à caractère sexuel QUENI-JUGEMENT DOMINIQUE LAROCHE

L’ex-skieur acrobatique Dominique Laroche a été reconnu coupable lundi dans une salle bondée du palais de justice de Québec de gestes à caractère sexuel sur une victime, qui avait de 13 à 16 ans au moment des faits.

M. Laroche a été arrêté en juin 2021, lui qui est maintenant âgé de 64 ans. Il faisait face à six chefs d’accusation d’agression sexuelle, de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et d’exploitation sexuelle. Le verdict de culpabilité concerne cinq accusations, soit celles visant la période où la plaignante était mineure.

Le témoignage de l'ex-skieur acrobatique a été qualifié de non fiable et non crédible par le tribunal, alors que celui de la plaignante était cohérent, sincère et avec intégrité.

La juge Marie-Claude Gilbert a souligné la gravité des gestes posés alors que Laroche était en position de confiance et la manipulation dont il a fait preuve.

Son procès s'est déroulé à l'hiver dernier, de février à mars 2025. Lors de son témoignage, la victime alléguée avait dit avoir été agressée à plusieurs reprises par M. Laroche, et ce, pendant une dizaine d’années. Les attouchements auraient débuté alors qu’elle n’avait que 13 ans et auraient eu lieu à plusieurs endroits, dont la résidence de l’accusé.

Ce qui aurait commencé par des compliments se serait rapidement transformé en attouchements et en relations sexuelles complètes sur plus d’une décennie. La victime était âgée de 25 ans lorsque les actes allégués auraient pris fin.

La victime se serait sentie coupable et aurait décidé de garder le silence. Ce n’est qu’en 2021 qu’elle aurait décidé de raconter son histoire pour la première fois à ses proches, alors que les réseaux sociaux l’auraient convaincu qu’elle n’était pas seule dans cette situation.

Le procureur au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Michel Bérubé, a qualifié la décision de «soupir de soulagement».

«Les victimes peuvent dénoncer et peuvent être rassurées que le système va les entendre», a-t-il dit.

Quant à la défense, Me Charles Levasseur, représentant l'accusé dans cette affaire, a affirmé que son client est «surpris» par le verdict. «[Dominique Laroche] est dévasté et déçu également», a-t-il ajouté.

Notons que l'accusé avait témoigné lors de son procès. Il avait soutenu que c'était la présumée victime qui aurait initié les contacts sexuels qui ont eu lieu seulement une fois alors qu’elle était majeure et de manière consentante.

Lors des plaidoiries finales, la défense avait affirmé que l'ex-skieur avait peu de contrôle sur la plaignante et que rien ne démontrait qu'il avait exploité une dépendance matérielle, financière ou psychologique sur la plaignante.

Or, la partie adverse avait présenté une version totalement différente. Le procureur du DPCP avait insisté sur plusieurs éléments montrant que la plaignante avait été sous le joug de Dominique Laroche. 

En collaboration avec Émeric Montminy et des informations de Laurence Royer pour Noovo Info