Une enseignante de 26 ans qui devait se préparer pour la rentrée scolaire a plutôt passé son temps à préparer son retour en France.
«Je suis triste, choquée et déçue», a confié Cléa Guérin à CTV News. «J'ai donné toute ma vie pour venir ici.»
Ce texte est une traduction d'un article de CTV News.
Mme Guérin est titulaire d'une maîtrise en éducation et enseigne au Québec depuis deux ans en vertu d'un permis pour jeunes professionnels.
En août, elle devait commencer un nouvel emploi à l'école Montessori de LaSalle, à Montréal, en tant qu'enseignante de maternelle. La veille de son entrée en fonction, elle a été informée par le gouvernement fédéral que sa demande d'immigration avait été rejetée.
Elle explique que la raison invoquée est que la province ne l'a pas choisie pour obtenir un certificat de sélection du Québec (CSQ).
«J'ai été très surprise», dit-elle, d'autant plus qu'il y a une pénurie de personnel dans les écoles.
En août, le gouvernement caquiste a confirmé qu'il y avait environ 4800 postes vacants dans le secteur de l'éducation, dont 1500 enseignants.
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Le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, avait alors déclaré: «Nous avons encore des défis à relever et nous travaillons à combler le maximum de postes possibles parce que nous voulons offrir à nos enfants la meilleure rentrée scolaire possible.»
En date du 2 septembre, il y avait 3742 postes vacants, dont 1263 enseignants.
L'administration de l'école Montessori s'est également dite surprise par cette décision.
«Nous avons dû travailler dur jour et nuit, pour être honnête, afin de trouver quelqu'un pour la remplacer», explique Marjorie Lacroix, directrice adjointe de l'école

L'école a dû trouver une solution de dernière minute pour les 25 enfants de maternelle, mais elle espère que le gouvernement reviendra sur sa décision concernant Mme Guérin, qu'elle décrit comme «une candidate idéale».
Mme Lacroix a qualifié le rejet de «très décevant», ajoutant: «Nous ne comprenons pas exactement pourquoi (elle n'a pas été acceptée)».
Mme Guérin a engagé un avocat spécialisé dans les questions d'immigration et une partie des frais de candidature a été payée par l'école.
Cependant, elle dit avoir déjà dépensé ses économies pour essayer de rester au Québec et pour préparer son retour dans son pays d'origine.
De retour en France, elle devra probablement repartir de zéro et, compte tenu de la bureaucratie nécessaire, elle ne pourra redevenir enseignante à part entière que dans deux ans.
«Je dois commencer une nouvelle vie en France», a-t-elle déploré.
Elle a obtenu un délai de 90 jours pour rentrer en France, ce qu'elle prévoit de faire, sauf retournement de situation, à la fin du mois de septembre..

