Les premiers ministres sont sortis d'une réunion, lundi, enchantés par l'approche de Mark Carney, qui veut accélérer la mise en œuvre de certains projets, y compris des oléoducs.
«C'est notre meilleure réunion en 10 ans!», s'est félicité en clôture le premier ministre de l'Ontario et président du Conseil de la fédération, Doug Ford.
Le premier ministre du Canada est comme le «Père Noël» qui s'en retourne au Pôle Nord, son traîneau plein de projets. «Il va faire un tri et nous rappeler», a-t-il imagé.
«Et nous bâtissons un port dans le Pôle Nord», a ajouté M. Carney à la blague.
La réunion avait débuté sur les airs de «Love is in the air», chantonné par M. Ford. Même les premiers ministres de l'Alberta et de la Saskatchewan étaient tout sourires, saluant le «changement de ton» à Ottawa.
Cette réunion aura permis aux premiers ministres de s'entendre sur l'importance de mieux exploiter les ressources canadiennes, que ce soit le pétrole ou les minéraux critiques.
Le but : élargir les marchés d'exportation et rompt la dépendance avec les États-Unis.
M. Carney s'est notamment montré favorable au projet du premier ministre François Legault de construire une ligne de transport d'électricité entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.
Pourtant, une source gouvernementale haut placée avait soutenu tout au long de la journée que ce projet n'était pas considéré comme étant «d'intérêt national».
M. Carney a également mentionné en conférence de presse le terminal de Contrecœur, en Montérégie.
Il devrait déposer cette semaine un projet de loi ayant pour but de simplifier des processus d'approbation en vue d’accélérer la mise en œuvre des projets «d'intérêt national».
Samedi, Mark Carney avait déclaré vouloir que le Canada devienne une «superpuissance énergétique».
Oléoduc de la C.-B. au Manitoba?
En matinée, la possibilité de construire un nouvel oléoduc au nom de l'«unité nationale» était sur toutes les lèvres.
La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a proposé de prioriser un tracé reliant Prince Rupert, en Colombie-Britannique au port de Churchill, au Manitoba.
Une fois arrivé à Churchill, le pétrole albertain pourrait voyager à bord de brise-glaces jusqu'aux raffineries du Nouveau-Brunswick, a-t-elle suggéré.
«Nous espérons pouvoir l'acheminer vers l'ouest pour atteindre le marché asiatique, mais aussi vers le nord et l'est», a acquiescé Doug Ford.
Favorable à la construction d'un oléoduc, la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a affirmé que selon elle, «le secteur privé regarde avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe».
