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Qu’est-ce que le chikungunya, le virus qui se propage actuellement en Chine?

Le virus provoque des symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires, nausées, fatigue et éruption cutanée.

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Des habitants pataugent dans les débris le long d'une rue inondée après que les eaux d'une rivière ont submergé des villes à la suite de plusieurs jours de fortes pluies, dans le comté de Huaiji, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine... Des habitants pataugent dans les débris le long d'une rue inondée après que les eaux d'une rivière ont submergé des villes à la suite de plusieurs jours de fortes pluies, dans le comté de Huaiji, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, le 19 juin 2025. (Deng Hua/Xinhua via AP)

Les autorités chinoises ont pris des mesures cette semaine pour tenter d’endiguer la propagation du chikungunya, un virus qui provoque souvent de la fièvre et des douleurs articulaires. Mercredi, le gouvernement a fait état de plus de 7000 cas, principalement dans le centre industriel de Foshan, dans le sud du pays.

Voici ce qu’il faut savoir sur le chikungunya:

Qu’est-ce que le chikungunya?

Le chikungunya est une maladie causée par un virus du même nom.

Le virus du chikungunya a été identifié pour la première fois chez des personnes tombées malades lors d’une épidémie en Tanzanie en 1952. Son nom vient d’un mot de la langue makondé qui signifie «celui qui se courbe», en raison des douleurs intenses qu’il peut provoquer.

Le chikungunya se transmet par des moustiques infectés et provoque généralement des symptômes bénins. La majorité des personnes atteintes guérissent sans soins médicaux après une à deux semaines.

Quels sont les symptômes du chikungunya?

Le chikungunya provoque généralement des symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires, nausées, fatigue et éruption cutanée.

Mais dans de rares cas, il peut provoquer des douleurs articulaires invalidantes qui persistent pendant des mois, voire des années. Les patients gravement atteints doivent souvent être hospitalisés en raison du risque de lésions organiques.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les cas graves et les décès sont rares et surviennent principalement chez les nourrissons ou les personnes âgées présentant des problèmes de santé sous-jacents.

Existe-t-il un traitement ou un vaccin?

Il n’existe pas de traitement spécifique contre le chikungunya, mais les professionnels de santé peuvent traiter les symptômes en administrant des médicaments pour faire baisser la fièvre ou soulager les douleurs musculaires.

Deux vaccins ont été approuvés dans plusieurs régions, notamment au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Europe. Ils sont principalement destinés aux voyageurs et ne sont pas largement disponibles dans les pays les plus touchés par le chikungunya.

Où le chikungunya est-il généralement présent?

Le chikungunya provoque régulièrement des épidémies en Afrique, en Asie et en Amérique, avec parfois de petites épidémies en Europe.

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Selon les Centres européens de prévention et de contrôle des maladies, environ 240 000 cas de chikungunya ont été recensés en juillet, dont 90 décès dans 16 pays. Les pays qui ont signalé le plus grand nombre d’infections sont le Brésil, la Bolivie, l’Argentine et le Pérou.

Que se passe-t-il en Chine?

Avec des milliers de cas confirmés, il semble s’agir de la plus grande épidémie de chikungunya jamais enregistrée en Chine, selon César López-Camacho de l’Université d’Oxford.

«Ce qui rend cet événement remarquable, c’est que le chikungunya n’avait jamais été détecté auparavant en Chine continentale», a-t-il expliqué dans un communiqué. «Cela suggère que la plupart de la population n’avait aucune immunité préexistante, ce qui a facilité la propagation rapide du virus.»

En réponse à l’épidémie à Foshan, près de Hong Kong, les autorités chinoises ont commencé à prendre des mesures telles que la distribution de moustiquaires et la pulvérisation d’insecticides dans les zones résidentielles, les rues et les chantiers de construction.

Les personnes qui ne vident pas les bouteilles, les pots de fleurs ou autres récipients extérieurs où l’eau peut s’accumuler et permettre aux moustiques de se reproduire peuvent être condamnées à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 yuans (1700 dollars canadiens) et se voir couper l’électricité.

Les pluies exceptionnellement abondantes et les températures élevées de cette année ont aggravé la crise en Chine.

Assiste-t-on à une recrudescence des épidémies de chikungunya?

Oui.

Le nombre d’épidémies a augmenté depuis 2000, tout comme celui d’autres maladies transmises par les moustiques, telles que la dengue et le Zika, selon Robert Jones, professeur adjoint à la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

M. Jones a déclaré dans un communiqué qu’en 2013, le chikungunya a été observé pour la première fois sur l’île de Saint-Martin et qu’au cours des trois années suivantes, des cas ont été confirmés dans près de 50 pays des Caraïbes et des Amériques, avec plus d’un million de cas suspects.

M. Jones a ajouté que les risques d’épidémies de chikungunya ont augmenté en raison du changement climatique et de l’expansion urbaine, avertissant que l’épidémie actuelle pourrait se propager à d’autres régions du sud de la Chine, où le climat est humide et les villes densément peuplées.