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Port de Montréal: des militants disent avoir planté des barres d'acier dans les arbres

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fd25d358a47261c6ccbda3de4fcf7019ec6a02bfd5bdcc7773d898e9b442159d.jpg La vision d'un architecte du nouveau terminal à conteneurs à Contrecoeur est présentée dans un document. La Banque canadienne de l'infrastructure s'engage à financer jusqu'à 300 millions de dollars au port de Montréal pour un nouveau projet de terminal à conteneurs, bien que l'approbation réglementaire soit toujours en attente. LA PRESSE CANADIENNE/HO (La Presse canadienne)

Un groupe de militants anonymes affirment avoir «planté des barres d'acier» à travers des arbres «de la forêt de Contrecœur», dans un secteur où le Port de Montréal prévoit une expansion.

Dans un communiqué envoyé à différents médias lundi soir, des militants qui s'opposent à l'agrandissement du port soutiennent avoir posé cet acte anonyme de sabotage pour «empêcher la coupe sans compromettre l'intégrité des arbres».

Le communiqué indique que «la mise sur pied du monstre industrialo-portuaire prévoit, en plus de l'abattage d'une forêt mature de 20 000 arbres, le ravage de plus d'un demi-kilomètre de rives naturelles et la perte de nombreux milieux humides déjà rares dans la région».

Les militants déplorent également que l'agrandissement du port se ferait dans l'habitat d'espèces menacées d'extinction.

Rappelons que l'Administration portuaire de Montréal (APM) souhaite agrandir ses installations portuaires dans la grande région de Montréal en aménageant un nouveau site permettant de faire transiter jusqu’à 1,15 million de conteneurs à Contrecœur. 

L’endroit se trouve en plein cœur de l’habitat essentiel à la survie du chevalier cuivré, la toute première espèce faunique ayant obtenu le statut officiel d’espèce menacée au Québec en 1999.

La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent n'était pas en mesure, mardi matin, de confirmer que des barres d'acier avaient été plantées à travers des arbres à Contrecœur.

Joint par La Presse Canadienne, Renée Larouche, la directrice des communications du Port de Montréal a indiqué, mardi matin, «qu'une équipe est en déplacement pour aller constater les faits».

Par courriel, elle a ajouté que l’Administration portuaire de Montréal (APM) a un «grand respect des valeurs de développement durable» et que «pour chaque arbre qui doit être coupé, l’APM s’est engagé à en replanter deux».

En 2024, a ajouté Renée Larouche, «c’est plus de 23 500 végétaux qui ont déjà été plantés afin de compenser ceux qui seront coupés pour le projet».