Justice

L'homme qui a tué sa mère et sa voisine à Vaudreuil-Dorion est déclaré non criminellement responsable

Le juge a déclaré qu'il souffrait d'un «trouble psychotique de longue date».

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Fabio Puglisi- qui avait poignardé à mort sa mère et sa voisine a été déclaré non criminellement responsable des meurtres en raison de son état mental. Fabio Puglisi est le suspect qui a été arrêté par la Sûreté du Québec. (Instagram)

Un Québécois de 45 ans, qui avait poignardé à mort sa mère et sa voisine, a été déclaré non criminellement responsable des meurtres en raison de son état mental.

Fabio Puglisi a été arrêté le 15 février 2024, après que la police a été appelée à une maison à Vaudreuil-Dorion, au Québec.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

Il a ensuite été accusé de deux chefs d'accusation de meurtre au deuxième degré pour le meurtre de sa mère de 68 ans, Elisabetta Puglisi-Caucci, et de sa voisine, Manon Blanchard, 53 ans.

Une troisième femme, Nighat Imtiaz, 70 ans, a été grièvement blessée à l'arme blanche, mais a survécu à l'attaque.

Lundi, un juge a estimé que Fabio Puglisi souffrait d'un «trouble psychotique de longue date» et qu'il n'avait pas pris les médicaments qui lui avaient été prescrits dans les semaines précédant les attaques.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux du crime, M. Puglisi, qui tenait un couteau, a déclaré aux agents que «c'est Dieu qui m'a poussé à le faire».

«M. Puglisi était, au moment des faits, privé de la capacité de décider rationnellement si l'acte d'attaquer les victimes était moralement répréhensible», écrit le juge Alexandre Bien-Aimé de la Cour supérieure dans sa décision.

«Dans ces circonstances, M. Puglisi ne peut donc être tenu criminellement responsable des meurtres de Mmes Caucci et Blanchard, ni de l'agression de Mme Imtiaz, même si la preuve a clairement établi qu'il en était l'auteur «, a-t-il poursuivi.

Selon le jugement, M. Puglisi souffre de troubles schizoaffectifs, une condition marquée par des épisodes maniaques, y compris la méfiance, l'irritabilité et des «délires paranoïaques mal systématisés».

Le juge Bien-Aimé lui a ordonné de revenir en cour le 20 juin prochain, car la Couronne cherche à le faire déclarer délinquant à risque élevé, ce qui sera déterminé à la suite d'une évaluation par l'Institut psychiatrique Philippe-Pinel dans les 30 jours. Il a également ordonné que l'accusé reste détenu à l'hôpital.

CTV News

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