Politique

Les élus municipaux de Sherbrooke s'unissent contre l'intimidation

Les élus songent aussi à soucrire à l''assurance protection des élues et élus offerte par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) contre la diffamation, le harcèlement et les propos haineux.

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L'Hôtel de Ville de Sherbrooke situé sur la rue du Palais, en été. (Ville de Sherbrooke)

Les élus de la Ville de Sherbrooke s'unissent contre l'intimidation, le harcèlement et les propos haineux à leur endroit.

En séance du conseil municipal, mardi soir, les membres ont annoncé qu'ils allaient étudier différentes solutions «pour se protéger contre la diffamation, le harcèlement et les propos haineux».

L'avis de proposition a été déposé par la conseillère du district de Brompton Catherine Boileau. C'est elle qui pilotera le dossier qui a été adopté à majorité par le conseil municipal.

En étudiant les différentes mesures possibles, les élus souhaitent dénoncer l'intimidation sous toutes ses formes.

Du même souffle, les membres du conseil s'engagent également à adopter un comportement exemplaire dans le cadre de leurs fonctions.

Par ailleurs, Sherbrooke souhaite analyser la possibilité de souscrire à l'assurance protection des élues et élus offerte par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) contre la diffamation, le harcèlement et les propos haineux.

«En ce moment, un membre du conseil qui souhaite entreprendre des démarches juridiques ne bénéficie d'aucun accompagnement et l'entièreté des procédures est à sa charge personnelle», a indiqué la Ville de Sherbrooke par voie de communiqué.

Elle souhaite donc changer cette façon de faire pour mieux encadrer les élus.

Notons aussi que le conseil municipal a adopté une résolution en faveur d'un meilleur climat de travail à l'interne.

La conseillère indépendante Annie Godbout s'occupera du dossier.

Archives Noovo Info La conseillère de l'arrondissement Rock Forest à Sherbrooke, Annie Godbout lors d'un entretien avec Noovo Info en juin 2022. (Archives Noovo Info)

 

Ailleurs au Québec

En mars dernier, une cinquantaine d’élus de la région de Drummondville se sont mobilisés pour dénoncer l’intimidation et les menaces dont ils disent être de plus en plus souvent la cible.

C’est une sortie qui faisait suite à la démission du maire de Wickham de l'époque, Ian Lacharité. Ce dernier a porté plainte à la police après avoir reçu des menaces contre sa famille. Ces gestes d’intimidation étaient survenus après la décision du conseil municipal de confier la desserte du service contre les incendies à la Ville de Drummondville.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) encourage toujours les élus à ne pas tolérer ce genre de situation et à entrer en contact avec les autorités lorsque cela se produit.

Pour les plus récentes nouvelles de l'Estrie, consultez Noovo.Info.

Avec les informations de Jean-François Poudrier pour Noovo Info

Antoine Desrosiers

Antoine Desrosiers

Journaliste