Science et nature

Les chaudes températures incitent les oies à revenir plus tôt dans le sud du Québec

C’est un phénomène auquel nous pourrions vouloir nous habituer.

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Des oies ont été repérées volant au-dessus, et aussi en vadrouille au niveau du sol. Des oies ont été repérées en vol, et aussi en vadrouille au niveau du sol. (Christine Long | CTV News)

Un hiver exceptionnellement doux dans le sud du Québec a sorti de l’hibernation Genie, l’ours noir de l’Écomusée, plus tôt que prévu. 

Mais elle n’est pas la seule à ressentir les effets de la météo plus chaude: des oies ont également été repérées en vol, et aussi en vadrouille au niveau du sol.

Ce texte est une traduction d'un article de CTV News.

«Nous voyons beaucoup d’oiseaux qui reviennent de leurs sites de migration ou de leurs sites plus chauds où ils migrent», a déclaré Nathalie Jreidini, directrice de l’éducation au zoo de l’Écomusée.

Mme Jreidini a ajouté que de nombreux canards du zoo, qui restent à l’intérieur pendant l’hiver, ont déjà été remis à l’extérieur: «Nous avons également remis beaucoup de canards dans la volière», a-t-elle expliqué.

Le Dr Djordje Romanic, professeur au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill, a déclaré que le printemps devrait également être plus chaud que d’habitude.

«Les prévisions publiées par Environnement et Changement climatique Canada indiquent que la saison du printemps — mars, avril et mai — sera en effet plus chaude que la normale sur l’ensemble du Canada, mais particulièrement sur le nord de l’Ontario et du Québec», a-t-il déclaré à CTV News.

C’est un phénomène auquel nous pourrions vouloir nous habituer.

«Il est très difficile de dire ce que vous aurez dans 20, 30 ans à partir de maintenant. Mais tous les modèles suggèrent que nous aurons une augmentation globale de la température», a expliqué Dr Romanic.

«Maintenant, une augmentation globale de la température ne signifie pas que les températures augmentent de manière égale partout. Les modèles numériques suggèrent que le Canada se réchauffe à un rythme d’environ deux fois plus rapide que la moyenne mondiale.»

CTV News

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