Le défenseur du Canadien de Montréal Lane Hutson s’est fait de nombreux admirateurs au cours de sa première saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH), dont Serge Savard, qui voit en lui le joueur le plus talentueux de l’équipe depuis nul autre que Guy Lafleur.
S’exprimant au cours de son tournoi de golf, mardi à Terrebonne, Savard, intronisé au Temple de la renommée, a indiqué qu’il avait rapidement saisi l’ampleur du talent de Hutson.
«Depuis que je l'ai vu l'an passé, j'ai tout de suite dit: "c'est le meilleur joueur de hockey du Canadien" s’est enthousiasmé Savard. J'étais convaincu très tôt qu'il serait réellement une grande vedette dans la Ligue nationale. Les choses qu'il peut faire, il n'y a pas grand monde qui peut faire ça.»
Repêché par le Tricolore en deuxième ronde de l’encan de 2022 dans la LNH, Hutson a inscrit six buts et totalisé 66 points en 82 parties au cours de la dernière saison, gagnant le trophée Calder, remis à la recrue de l’année. Ses habiletés et sa confiance avec la rondelle en ont rapidement fait un quart-arrière sur le jeu de puissance.
À cinq pieds, neuf pouces et 162 livres, Hutson demeure toutefois un petit défenseur selon les normes de la LNH. Certains craignaient que son gabarit ne le ralentisse, mais l’Américain a rapidement montré que ce n’était pas un frein à sa progression.
«Naturellement, on a toujours peur lorsqu’un gars de six pieds quatre pouces arrive à 100 milles à l’heure sur son bord, mais il est tellement agile et il trouve toujours une manière de s’esquiver, a analysé Savard. Je pense que c’est un gars qui n’a pas peur de jouer lorsqu’un match est rude. Il est capable de jouer là-dedans.»
Savard, qui a fait partie du «Big Three» avec Larry Robinson et Guy Lapointe, et qui a joué avec plus d’une dizaine d’autres membres du Temple de la renommée avec le Canadien et l'équipe canadienne, estime ainsi que la formation montréalaise a déniché un véritable joyau.
«Le futur va nous le dire, mais je pense que c’est le gars le plus talentueux que le Canadien a eu depuis Guy Lafleur», a-t-il conclu.
