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Insécurité alimentaire en milieu scolaire: QS présente sa solution

Un investissement annuel de 770 M $ est proposé par le parti politique.

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Insécurité alimentaire en milieu scolaire: Réactions du milieu MTLNI-REPASECOLES21102024

Le porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, a présenté la proposition de son parti en matière d’alimentation en milieu scolaire, dimanche après-midi. Une assemblée publique a eu lieu au Chic Resto Pop, un organisme situé dans l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve. Depuis, une question se pose : un tel programme est-t-il un projet trop ambitieux ? 

Un investissement annuel estimé de 770 M $ au terme du déploiement complet du programme, est proposé afin d’offrir des repas dans toutes les écoles de la province.  Si la proposition se concrétise, une contribution volontaire allant de 0$ à 7$ par repas serait demandée aux parents. Le programme serait complémentaire aux ressources déjà existantes dans plusieurs endroits.

«Il y a un enfant sur cinq qui souffre d’insécurité alimentaire dans les écoles du Québec, et la situation empire avec la crise du coût de la vie. Aujourd'hui, nous mettons au jeu une proposition pragmatique pour sortir la prochaine génération du cercle vicieux de la faim et permettre à tous nos enfants de réaliser leur plein potentiel», a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois dans un communiqué.

Dans un document explicatif envoyé aux médias, QS prévoit que le taux de participation à ce programme serait d’environ 70 %, une donnée basée sur d’autres exemples internationaux indique le parti.

Le milieu et des parents réagissent positivement à la proposition

«Ça ressemble fortement à ce qu'on fait déjà, ce qui existe déjà au Québec avec le programme de la cantine dans les écoles» explique Thibault Liné, directeur général de l'organisme La Cantine pour tous en parlant de l'aspect de la proposition de faire affaire avec des traiteurs sociaux et de demander une contribution volontaire aux parents. Aux personnes qui se demandent si ce projet est beaucoup trop ambitieux, M. Liné répond : «Pas du tout».  «C'est un projet qui existe dans tous les pays développés du monde quasiment» ajoute-t-il tout en mentionnant que le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir un programme universel dans ses écoles. 

«Si les autres sont capables de le faire, on est capables de le faire.»
- Thibault Liné, directeur général de la cantine pour tous

Même son de cloche du côté du club des petits déjeuners qui pense que c'est réaliste.. «Naturellement, ça ne se fera pas en une année» précise Claudine Dessureault, conseillère principale achats et inventaire pour l'organisme.

«Si on se donne les moyens comme société pour y arriver, on va avancer dans le même sens.»
 
 
- Claude Dessureault, conseillère principale achats et inventaire au club des petits déjeuners

Selon un sondage Léger commandé par Québec solidaire, les deux tiers des Québecois seraient favorables à l'instauration d'un tel programme dans les écoles. Selon des parents rencontrés par Noovo Info, cela serait une bonne idée. La question du temps revient souvent parmi les réponses car l'instauration d'un tel programme permettrait aux parents de sauver du temps au lieu de préparer des repas pour leurs enfants. 

Avec des informations de Marika Simard pour Noovo Info