Société

Fernand Bédard, pionnier du baseball mauricien, est décédé

Fernand Bédard, reconnu pour sa grande implication dans le développement du baseball à Trois-Rivières, est décédé jeudi à l'âge de 91 ans.

Mis à jour le 

Publié le 

Fernand Bédard, pionnier du baseball mauricien, est décédé Fernand Bédard, pionnier du baseball mauricien, est décédé

Fernand Bédard, reconnu pour sa grande implication dans le développement du baseball à Trois-Rivières, est décédé jeudi à l'âge de 91 ans.

«Pour lui, l'importance de pratique du baseball était primordiale. C'est le grand legs qu'il laisse dans la communauté sportive de Trois-Rivières.»
André Beauchesne, journaliste sportif et annonceur maison des Aigles de Trois-Rivières

En 2022, les Aigles de Trois-Rivières ont inauguré un musée à son nom au Stade Quillorama où évolue l'équipe. Ce même stade a d'ailleurs longtemps porté le nom de Fernand Bédard, jusqu'à ce qu'il fasse place à un nom commandité en 2016.

«Quand on parle de baseball en Mauricie, ou de stade de baseball, il n’y a qu’un nom qui nous vient en tête et c’est celui de Fernand Bédard. Il était là à l’ouverture de stade en 1938 pour le premier match à Trois-Rivières», a souligné le fondateur du musée Fernand-Bédard, Bob McDuff, en entrevue au bulletin Noovo Info Mauricie.

M. Bédard est reconnu comme le pionnier du baseball mauricien.  Il a été derrière l'arrivée des Aigles de Trois-Rivières dans la ligue Provinciale et la ligue Eastern.

«C'est grâce à lui si on a eu du baseball junior et de la ligue Eastern. De 1971 à 1977, il a mené avec toute une équipe la destinée des Aigles alors qu'ils étaient le club-école des Reds de Cincinnati dans la MLB», raconte M. Beauchesne.

Voyez l'entrevue intégrale avec Bob McDuff dans la vidéo. 

André Beauchesne ne conserve que de bons souvenirs de Fernand Bédard. Il se souvient surtout d'une technique peu orthodoxe qu'utilisait M. Bédard pour assécher le terrain les jours de pluie.

«J'avais mes billets de saison à l'époque de la ligue Eastern. Lorsqu'il y avait des précipitations, il mettait littéralement le feu au terrain. C'était pour évacuer et évaporer l'eau, mais de manière très expéditive, raconte-t-il en riant. Ça marque l'imaginaire pour un jeune amateur de baseball. J'avais environ 10 ans à ce moment-là. C'était vraiment impressionnant de voir ça sur le terrain», raconte-t-il.