Santé

Accès aux soins de santé: 288 000 Québécois inscrits à un groupe de médecins

«Il nous reste beaucoup de chemin à faire et nous demeurons en période de transition, mais il est évident que nous sommes sur la bonne voie» - Christian Dubé

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«Il nous reste beaucoup de chemin à faire et nous demeurons en période de transition, mais il est évident que nous sommes sur la bonne voie», a déclaré le ministre Christian Dubé (photo) dans un communiqué. «Il nous reste beaucoup de chemin à faire et nous demeurons en période de transition, mais il est évident que nous sommes sur la bonne voie», a déclaré le ministre Christian Dubé (photo) dans un communiqué. (Graham Hughes | La Presse canadienne)

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a rapporté que 288 709 Québécois sont désormais inscrits à un groupe de médecins, un service compris dans la nouvelle loi 11 censée améliorer l’offre en services de santé de première ligne.

Ce nombre surpasse la «première cible» d’inscriptions, établie à 250 000 Québécois.

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Québec indique que la «grande majorité» des 288 709 Québécois maintenant inscrits à un groupe de médecins sont des «patients vulnérables» qui pourront «bénéficier d’un suivi par un médecin ou professionnel de la santé selon leur besoin». L’idée est de favoriser l’accès à un médecin dans un délai de 36 à 72 heures.

L’adoption du projet de loi 11 avait été marquée par un bras de fer entre Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ), qui avait qualifié l'approche gouvernementale de «gifle» envers ses membres et même demandé au ministre de faire marche arrière, rapportait la Presse canadienne en mai. Mais une entente de principe a été conclue au printemps, avant l’adoption du projet de loi. Aujourd’hui, la FMOQ salue «l’engagement extraordinaire des médecins.»

L’inscription de 288 000 nouveaux patients «témoigne de [la] volonté [des médecins] d’être des acteurs de changement pour qu’un maximum de Québécois puisse avoir accès aux bons soins au bon moment», a réagi le Dr Marc-André Amyot, président de la FMOQ, sur le site officiel de la fédération.

François Legault se réjouit de ces nouvelles inscriptions, mais reconnaît qu'il y a `encore du travail à faire'. Le premier ministre entend négocier de nouveau avec la FMOQ à la fin de l'entente de 2023 pour que l'ensemble de la population puisse profiter des services d'un GMF.

«On avance dans la bonne direction. Il y a 300 000 personnes de plus aujourd'hui qui ont accès à un médecin de famille que lorsque les libéraux ont quitté le pouvoir», a-t-il réagi en marge du dévoilement de sa candidate dans Laval-des-Rapides, Céline Haytayan, mardi.

La FMOQ rappelle que «les médecins de famille ne peuvent pas être l’unique solution aux problèmes d’accès en raison notamment d’une pénurie d’approximativement 1000 omnipraticiens au Québec», mais souhaite toujours «faire partie de la solution». 

«Il nous reste beaucoup de chemin à faire et nous demeurons en période de transition, mais il est évident que nous sommes sur la bonne voie. Je salue l’engagement des membres de la FMOQ et des partenaires du réseau qui nous permet d’avancer dans la bonne direction et de rendre notre réseau plus humain et plus performant», a commenté le ministre de la Santé, Christian Dubé, dans un communiqué.

Cette annonce n'a toutefois pas semblé plaire à la cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, qui a répliqué sur Twitter qu'il s'agit d'un «vrai show de boucane».

«(François Legault) essaie de contourner le problème en offrant des consultations sans rendez-vous, sans garantie de prise en charge et de suivi. Au (Parti libéral), on ne baissera jamais les bras pour offrir un médecin de famille aux Québécois», a affirmé Mme Anglade.

Québec établit à 841 830 le nombre de patients en attente au Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF). Le gouvernement espère augmenter à 500 000 patients de nombre de Québécois inscrits à un groupe de médecins de première ligne d’ici la fin mars 2023.

Avec les informations de la Presse canadienne.