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Les contre-tarifs ne devraient pas affecter le panier d’épicerie

Ces droits de douane de rétorsion, compris entre 15 et 50 %, s’appliquent aux importations en provenance des États-Unis d’une longue liste de produits, notamment les produits laitiers, les cosmétiques, les vêtements et les textiles.

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Des légumes sont exposés à la vente dans une épicerie d'Aylmer, au Québec, le jeudi 26 mai 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick Des légumes sont exposés à la vente dans une épicerie d'Aylmer, au Québec, le jeudi 26 mai 2022. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Sean Kilpatrick)

Selon les économistes, les droits de douane de rétorsion ne devraient pas entraîner de hausse des prix des produits alimentaires, mais d’autres produits, tels que les articles de santé et de beauté, devraient voir leur prix augmenter.

Ali Jaffery, économiste en chef chez KPMG, explique que certains consommateurs pourraient se détourner des produits dont les prix augmenteront considérablement, mais que, dans l’ensemble, cette nouvelle série de droits de douane ne devrait pas affecter la plupart des biens de consommation.

En effet, les droits de douane canadiens en représailles aux mesures américaines ont été conçus pour limiter les dommages économiques et les pressions sur les prix auxquelles les Canadiens seront confrontés, explique M. Jaffery.

Ces droits de douane de rétorsion, compris entre 15 et 50 %, s’appliquent aux importations en provenance des États-Unis d’une longue liste de produits, notamment les produits laitiers, les cosmétiques, les vêtements et les textiles.

Florence Jean-Jacobs, économiste principale chez Desjardins, précise que la plupart des importations visées par ces droits de rétorsion sont également produites au Canada; il devrait donc être relativement facile pour les grossistes alimentaires de trouver des solutions de rechange.

De même, elle ajoute que les consommateurs pourraient éviter les articles dont les prix augmentent fortement, comme dans les produits de beauté, ce qui pourrait pousser les détaillants à réduire, à terme, le nombre de produits américains dans leurs rayons.

Ritika Dubey

Ritika Dubey

Journaliste