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Le Canadien moyen pourrait se retrouver à payer 1600 $ de plus à la pompe en 2026

La guerre en Iran et la fermeture subséquente du détroit d’Ormuz, par lequel transitent normalement 20 % du pétrole mondial, ont fait monter en flèche les prix du pétrole.

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Essence orix Une personne fait le plein d'essence à Montréal, le jeudi 2 avril 2026. (Christinne Muschi/The Canadian Press)

Les Canadiens, déjà irrités à la pompe, pourraient voir leur humeur se détériorer davantage si les prix de l’essence restent élevés.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

En 2026, l’automobiliste moyen à travers le pays pourrait se retrouver à payer 1600$ de plus pour faire le plein.

CTV News a fait le calcul en se basant sur un véhicule de taille moyenne doté d’un réservoir de 50 litres, faisant le plein une fois par semaine.

Selon gassbuddy.com, le prix moyen le plus bas de l’essence au Canada jusqu’à présent cette année est de 122,0 $ le litre ; sur une période de 12 mois, cela vous coûterait environ 3172 $ en essence par année.

La moyenne nationale la plus élevée pour l’essence au Canada se situe actuellement à environ 184,0 $ le litre. Si ce prix moyen plus élevé devait se maintenir pendant une longue période, cela coûterait en moyenne environ 4 784 $ par année à la pompe.

Cela représente une différence de 1612 $.

L’augmentation potentielle des dépenses à la pompe pourrait être une estimation modeste, selon Roger McKnight, analyste en chef du secteur pétrolier chez EN-PRO.

«Je pense que ça va monter beaucoup plus haut ; je dirais que 2 $ le litre n’est plus une possibilité, c’est une probabilité à ce stade», soutient M. McKnight.

Variation du prix de l’essence: beaucoup de réactions au Saguenay—Lac-Saint-Jean Le prix à la pompe varie au Saguenay—Lac-Saint-Jean, ce qui suscite beaucoup de réactions. La Régie de l’énergie a dressé le bilan quotidien du prix de l’essence moyen dans la région. Un phénomène étrange selon les consommateurs.

Certains automobilistes interrogés par CTV National News à une station-service du centre-ville de Toronto affirment que la hausse actuelle des prix à la pompe les oblige déjà à réduire leurs autres dépenses quotidiennes.

«Ma consommation de viande a considérablement diminué ; pour compenser le prix à la pompe, il faut que je trouve un moyen de réduire mes dépenses», explique l’automobiliste Adrian Marshall.

Rico Azuceza confie à CTV News: «Je réduis déjà les activités de loisirs avec ma famille et mes enfants, car les prix de l’essence nous affectent déjà beaucoup et je dois conduire pour aller travailler.»

«On va très probablement atteindre les 2 $»

La guerre en Iran et la fermeture subséquente du détroit d’Ormuz, par lequel transitent normalement 20 % du pétrole mondial, ont fait monter en flèche les prix du pétrole.

Même si un accord était conclu aujourd’hui pour rouvrir le détroit d’Ormuz, les experts estiment qu’il faudrait au moins deux mois pour constater une baisse significative du prix à la pompe.

L’un des rares moyens de faire baisser le coût du brut est que les gens conduisent moins, ce qui réduirait la demande. Ceux qui suivent le marché estiment que cela a peu de chances de se produire. M. McKnight pense que les prix élevés actuels pourraient devenir la nouvelle norme pendant encore plusieurs mois.

«Je vois bien ça durer jusqu’à la fin de l’année. Je ne plaisante pas. On va très probablement atteindre les 2 $, et je ne pense pas non plus que ce soit le sommet. Joyeux Noël.»

—  Roger McKnight, analyste en chef du secteur pétrolier chez EN-PRO