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Comment louer un véhicule récréatif et organiser votre voyage à moindre coût

Planifier est essentiel pour réussir un voyage.

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Michael McNaught, président-directeur général de RVezy Ottawa, est photographié avec son véhicule récréatif à Ottawa, le mercredi 17 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang Michael McNaught, président-directeur général de RVezy Ottawa, est photographié avec son véhicule récréatif à Ottawa, le mercredi 17 juin 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Justin Tang)

Michael McNaught se souvient encore du littoral couleur rouille de l’Île-du-Prince-Édouard, qui s’étendait devant lui lors de son premier voyage en véhicule récréatif, il y a plus de trois décennies. Mais ce sont les rencontres avec d’autres voyageurs et sa famille tout au long du trajet qui l’ont le plus marqué.

«Mon grand-père avait une radio B.P. dans son camion, ce qui m’a permis de discuter avec tous les routiers que nous croisions», raconte M. McNaught, se remémorant son voyage dans les Maritimes lorsqu’il était enfant, au début des années 1990.

Depuis lors, ce résident d’Ottawa a réussi à faire vivre ce genre d’expériences à des centaines de milliers d’autres personnes grâce à sa jeune pousse créée il y a dix ans, RVezy.

Souvent décrite comme un «Airbnb pour véhicules récréatifs», l’entreprise met en relation les propriétaires de véhicules de loisirs et les locataires par l’intermédiaire de sa plateforme en ligne.

Les plateformes de location entre particuliers ne sont qu’un moyen parmi d’autres pour les Canadiens de prendre la route, ou de s’installer dans un camping, en véhicule récréatif ou en roulotte, alors que le désintérêt pour les voyages aux États-Unis continue d’attiser l’intérêt pour les escapades régionales.

Bien connaître son budget

Les passionnés conseillent à ceux qui souhaitent louer un véhicule récréatif de bien réfléchir à leurs besoins et à leur budget, et de planifier leur voyage en tenant compte de l’emplacement des campings et des branchements électriques.

«Nous constatons un vif intérêt pour le véhicule récréatif à travers le Canada, en particulier de la part des agences de location», a mentionné Shane Devenish, président de l’Association canadienne de véhicules récréatifs.

Les tarifs pratiqués par les grandes agences de location, telles que CanaDream, Cruise Canada et Fraserway, se situent entre 100 $ et 400 $ par nuit, selon la taille du véhicule et la saison. À cette période de l’année, ils se situent plutôt dans la moitié supérieure de cette fourchette.

Un «forfait kilométrique», où le kilométrage est payé à l’avance, peut coûter quelques centaines de dollars de plus — 300 $ pour 800 kilomètres, par exemple. Prévoyez une marge suffisante pour les détours et les imprévus.

Certaines agences facturent environ 100 $ pour le kit de base comprenant du propane, des produits d’entretien pour les toilettes et des tuyaux, plus 15 à 35 $ par jour pour l’assurance.

Selon MM. Devenish et McNaught, les locations sur RVezy se situent souvent entre 100 $ et 150 $ par nuit pour une caravane et entre 200 $ et 300 $ par nuit pour un véhicule récréatif, souvent avec un kilométrage illimité. Mais elles comportent également un léger risque d’annulation de dernière minute de la part du propriétaire.

Quant à la taille des véhicules récréatifs, leur longueur varie généralement entre 20 et 33 pieds.

Une règle d’or consiste à choisir en fonction du nombre de voyageurs afin de garantir suffisamment de couchages. Un véhicule récréatif doté d’un espace de couchage au-dessus de la cabine et de lits superposés sur le côté peut être idéal pour les familles avec de jeunes enfants, explique M. Devenish.

«Ils peuvent accrocher des photos au mur, disposer des peluches, pour se sentir chez eux», ajoute-t-il, soulignant les avantages par rapport à un canapé-lit ou à une banquette de coin repas.

Notez également que plus le véhicule est grand, plus il consomme d’essence. Le réservoir d’un véhicule récréatif de 25 pieds contient généralement environ 200 litres d’essence, ce qui revient à 320 $ pour un plein au prix de 1,60 $ le litre.

Planifier, dans une certaine mesure, est essentiel pour réussir un voyage.

M. Devenish recommande de réserver un emplacement de camping au moins deux à trois jours à l’avance. Pour les parcs nationaux et provinciaux très fréquentés, il peut être préférable de s’y prendre six mois à l’avance, car les emplacements sont rapidement complets.

Les emplacements sans services peuvent coûter aussi peu que 15 ou 20 $ par nuit, tandis que les parcs nationaux et provinciaux facturent entre 30 et 60 $. Les campings privés ont souvent des tarifs plus élevés.

Certains campings proposent des branchements complets pour l’eau, l’électricité et les eaux usées, tandis que d’autres n’en offrent que certains, voire aucun.

«La plus grande erreur que font les gens, c’est de penser qu’un véhicule récréatif fonctionne partout, explique M. McNaught. Et la réponse est oui, mais si vous êtes hors réseau, vos batteries ne tiendront qu’un certain temps» — peut-être quelques jours, selon la fréquence à laquelle vous branchez la friteuse à air chaud ou le sèche-cheveux.

À titre indicatif, M. McNaught cite la règle dite des «trois-trois-trois», bien connue dans les communautés d’amateurs de véhicules récréatifs: «Ne roulez pas plus de 300 kilomètres par jour; arrivez avant 15 h; et restez au moins trois jours.»

La limite de M. Devenish se situe plutôt autour de 500 ou 600 kilomètres.

«Mais il faut éviter de se retrouver dans une situation où l’on ne cesse de rouler pour finalement se retrouver coincé en fin de journée à chercher un camping», précise-t-il.

Pour beaucoup, le véhicule récréatif n’est qu’un moyen de s’évader le temps d’un week-end ou de passer plusieurs semaines sur un même site, en complétant par des excursions à la journée.

Ceux qui recherchent la commodité peuvent opter pour RVezy ou son concurrent texan, Outdoorsy.

«Il suffit de choisir un terrain de camping, et on vous le livre», souligne M. McNaught.

Cependant, les clients doivent s’assurer de savoir comment faire fonctionner les réservoirs et les générateurs, que tout le matériel annoncé est bien présent et qu’ils disposent d’une ligne d’assistance en cas de problème.

Des ressources disponibles

L’une des raisons qui peuvent dissuader de tenter l’expérience réside dans l’incertitude quant aux exigences techniques d’un véhicule récréatif.

«Cela peut sembler insurmontable si l’on considère tout d’un seul coup et que l’on se dit: “Eh bien, je ne sais vraiment pas comment conduire ça, et je ne suis pas sûr de comprendre le fonctionnement de la fosse septique ni comment faire le plein d’eau”», mentionne Christopher Mahony, président de Go RVing Canada, un groupe professionnel représentant les constructeurs et les concessionnaires.

Les entreprises à but non lucratif et les communautés d’utilisateurs en ligne proposent des ressources utiles, ajoute-t-il.

Des entreprises de voyage telles qu’Authentik Canada proposent des séjours en véhicule récréatif sur mesure, comprenant des emplacements de camping préréservés et des itinéraires de voyage, tandis que les grands loueurs offrent une aide pour le choix des itinéraires et des emplacements de camping.

L’entraide entre voisins peut également s’avérer très utile.

«La communauté est extrêmement accueillante», soutient M. Mahony.

«Quand je me suis garé sur un terrain de camping et que je ne savais pas comment installer ma cuisine d’extérieur ni faire fonctionner notre barbecue, nos voisins immédiats sont tout simplement venus nous voir. En un clin d’œil, ils m’aidaient à tout mettre en place. (…) On a bu une bière, puis on s’est assis autour du feu de camp pour raconter des anecdotes, et on est devenus amis», raconte-t-il.

Christopher Reynolds

Christopher Reynolds

Journaliste