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Augmentations salariales: à quoi s’attendre en 2027?

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Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales d’environ 3,1 % en moyenne en 2027. Un travailleur dans une usine à Kingsey Falls, le vendredi 27 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales d’environ 3,1 % en moyenne en 2027. Un travailleur dans une usine à Kingsey Falls, le vendredi 27 mars 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales d’environ 3,1 % en moyenne en 2027, selon une étude de la firme Normandin Beaudry dévoilée mardi.

Le contexte économique semble moins favorable au marché du travail en raison de la guerre commerciale et du risque que l’intelligence artificielle (IA) remplace certaines tâches.

Malgré l’incertitude économique, une augmentation supérieure à 3 % est «quand même intéressante», estime Anna Potvin, associée chez Normandin Beaudry.

Les prévisions des employeurs démontrent qu’ils veulent toujours fidéliser leurs employés, selon elle.

«Il y a peut-être moins d’offres d’emplois disponibles, mais les gens qu’on a dans l’organisation, on veut les fidéliser, résume-t-elle en entrevue. Pendant la pandémie, l’expérience de la grande démission, puis de devoir recruter, je pense que les organisations ont été un peu échaudées par ça.»

L’enquête auprès de 800 organisations canadiennes évoque un portrait relativement similaire en 2027 par rapport à 2026, tant au Québec que dans le reste du pays.

En 2026, les augmentations moyennes ont finalement été supérieures aux prévisions des employeurs de la précédente enquête de Normandin Beaudry. Au Québec, les employeurs ont accordé des hausses de 3,2 %, plus que la prévision de 3,0 %.

Seulement 1,5 % des employeurs québécois prévoient un gel de salaire en 2027, comparativement à 3,6 % pour la moyenne canadienne. «C’est quand même significatif, répond Mme Potvin. Ça fait deux ou trois années que ces pourcentages sont vraiment très bas au Québec.»

L’enquête a également sondé les employeurs canadiens sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA).

La formation des employés à l’utilisation de l’IA est la pratique la plus répandue, avec 76 % des employeurs qui l’ont fait ou prévoient le faire.

Ils sont 40 % à surveiller l’utilisation qu’en font les employés, ou à se préparer à le faire.

Les deux tiers des organisations (67 %) se disent «à l’aise» avec l’adoption de cette technologie et ses répercussions, mais peu d’entre elles semblent l’intégrer à leur opération courante.

Accompagner les employés dans les changements qu’amène l’IA est un élément qui va occuper les employeurs au cours des prochaines années, anticipe Mme Potvin. «Comment, on s’assure qu’ils vont développer leurs compétences pour l’intégrer et pour s’adapter au changement», illustre-t-elle.

Stéphane Rolland

Stéphane Rolland

Journaliste