Deux femmes de l’Ontario racontent leur expérience après avoir acheté des vêtements en ligne qui ne correspondaient pas à leurs attentes.
De nombreuses publicités qui apparaissent sur les réseaux sociaux proposent souvent des vêtements à des prix très réduits. Bien qu’elles puissent sembler être de très bonnes affaires, les articles ne correspondent pas toujours à la description.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Stéphanie Lafleur, de Milton, raconte qu’elle était sur Internet lorsqu’elle a remarqué une publicité pour un manteau. Elle a cliqué sur le lien et a vu qu’il était proposé avec une réduction de 42 %, et a fini par acheter ce manteau pour 117 dollars.
«Rien à voir avec ce qui était annoncé»
Cependant, lorsque le manteau est arrivé, il ne ressemblait pas à celui de la photo: il était au contraire quatre tailles trop petit, a-t-elle déclaré à CTV News.
«Ça n’avait rien à voir avec la veste présentée dans la publicité. J’ai pris quelques mesures et il y avait un écart de 14 pouces.»
La boutique auprès de laquelle elle l’a commandé s’appelle Elle Toronto, c’est pourquoi Mme Lafleur pensait qu’il s’agissait d’un achat local.
Au lieu de cela, elle a appris que le vêtement venait de Chine et qu’elle devrait le renvoyer là-bas si elle voulait être remboursée.
«Pour le renvoyer, je devrais payer les frais de port vers la Chine, ce qui, j’imagine, reviendrait au même prix que la veste», a dit Mme Lafleur.
Andrea Nash, une habitante de Vaughan, a également effectué un achat en ligne après avoir vu une annonce pour une robe de soirée d’été.
«Une qualité déplorable»
Mme Nash a déclaré avoir payé 85 dollars pour cette tenue et a expliqué à CTV News que, lorsqu’elle a reçu la robe, celle-ci ne ressemblait en rien à celle qu’elle avait vue dans la publicité.
«La robe qu’ils m’ont envoyée ne ressemble pratiquement pas à celle des photos», a-t-elle dit, ajoutant qu’elle était «d’une qualité déplorable et qu’elle ne correspondait pas à ce que je pensais acheter».
Lorsque Mme Nash a demandé un remboursement, on lui a également indiqué qu’elle devrait renvoyer la robe en Chine à ses frais.
«Ils m’ont dit que je devais la renvoyer, que j’étais responsable des frais d’expédition et que je devais également l’envoyer à l’entrepôt en Chine», a-t-elle expliqué.
Selon Bruce Winder, analyste du secteur de la distribution, le meilleur moyen d’éviter les déceptions lors d’achats en ligne est de s’en tenir aux marques que l’on connaît déjà et en lesquelles on a confiance.
«Pour moi, un signal d’alerte, c’est une entreprise dont on n’a jamais entendu parler ou qui ne dispose pas d’infrastructures au Canada. Le niveau de risque augmente considérablement», a-t-il souligné.
L’entreprise rembourse le manteau
Dans le cas de Mme Lafleur, CTV News a contacté la boutique de vêtements, Elle Toronto, et dans un communiqué envoyé à CTV News, l’entreprise a déclaré : «nous vous remercions de nous avoir signalé ce problème et nous nous excusons pour la gêne occasionnée. Nous sommes là pour vous aider à résoudre ce problème. Les photos que vous nous avez fournies nous aident à mieux comprendre la situation. Nous allons examiner les détails et nous vous tiendrons informés.»
Quelques jours plus tard, l’achat de Mme Lafleur a été remboursé. L’entreprise lui a également permis de conserver le manteau, qu’elle utilise désormais comme lit pour son chat.
«Je suis tellement contente d’avoir récupéré cet argent», a-t-elle mentionné.
Quant à Mme Nash, l’entreprise lui a proposé un remboursement partiel de 45 %, qu’elle a accepté.
Cependant, Mme Nash espère qu’en partageant son histoire, elle empêchera d’autres personnes de se laisser séduire par une offre «trop belle pour être vraie».
«Je préfère empêcher d’autres personnes de se faire avoir. Cela ne devrait pas être autorisé», a affirmé Mme Nash.
D’après des informations fournies par Farah Chandani de CTV News

