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Une délégation de sages-femmes demande au gouvernement de conclure une entente

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Une femme enceinte prend la pose à Dallas, aux États-Unis, le 18 mai 2023. LA PRESSE CANADIENNE/AP, LM Otero Une femme enceinte prend la pose à Dallas, aux États-Unis, le 18 mai 2023. LA PRESSE CANADIENNE/AP, LM Otero (LM Otero)

Une délégation d'une vingtaine de sages-femmes s'est présentée mercredi matin devant l'Assemblée nationale, à Québec, pour demander au gouvernement d'arriver à une entente, la précédente étant échue depuis 2024.

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) demande des primes de présence à l'accouchement et des primes de responsabilité élargie pour leurs cheffes de département, deux points contentieux, selon la porte-parole du comité de mobilisation du RSFQ, Magali Letarte.

Les parties sont à la table de négociations, mais n'ont pas les mandats pour conclure et signer une nouvelle entente.

Alors que les ruptures de services en obstétrique se multiplient à travers la province, le gouvernement du Québec souhaite faire passer le taux d'accouchements assurés par les sages-femmes de 4 % à 8 %. «Leur volonté, c'est aussi de faire ça à coût zéro», ajoute la porte-parole.

Les primes de présence à l'accouchement seraient un signe de reconnaissance de leur expertise et de l'importante responsabilité qu'elles assument lors de la naissance, fait valoir le regroupement.

«Rejoindre sa sage-femme, ça se fait 24/7. La moitié de celles qui sont avec moi sont de garde aujourd'hui, et elles gardent leur cellulaire ouvert pour que les femmes qui accouchent puissent les rejoindre», illustre Mme Letarte.

Elle souhaite que Québec puisse assurer un effectif à l'échelle de la province, certaines régions ne bénéficiant pas de services de sages-femmes. Elle ajoute que les conditions de celles qui pratiquent dans le Nord du Québec préoccupent le RSFQ, qui en représente au total plus de 230.

La profession fait partie du Conseil des médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes depuis la réforme du système de santé, en 2023. «On nous a imposé cette structure-là», affirme Magali Letarte.

Cette intégration a modifié l'organisation de celles qui opéraient auparavant sans hiérarchie, avec des responsables qui coordonnaient les équipes. Avec la fusion, elles deviennent cheffes de département.

«Elles ont un rôle élargi comparativement à d'autres chefs de département dans le réseau, et ce rôle-là n'est pas reconnu», soutient Mme Letarte.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux reconnaît la participation «essentielle» des sages-femmes à l'offre de soins périnataux dans la province, a-t-il fait savoir par courriel à La Presse Canadienne.

Il rapporte la tenue de 19 rencontres de négociation avec le RSFQ depuis le début des pourparlers, en avril 2025.

«À la demande du RSFQ, les échanges ont été mis en pause le 25 mars dernier pour une période de deux mois. Le MSSS a respecté cette demande, dans un esprit de collaboration», affirme le ministère. Il se dit prêt à reprendre les discussions à tout moment.

Une nouvelle rencontre de négociation est prévue le 12 juin. Le ministère est persuadé que les parties parviendront à conclure une entente «qui tiendra compte des attentes des sages-femmes et des capacités du réseau de la santé».

Julia Myles, La Presse Canadienne