Justice

Fusillade impliquant la police du Nunavik: l’accusé reviendra devant le tribunal le 23 janvier

Andrew Naluktuk n’a toujours pas enregistré de plaidoyers concernant les accusations portées contre lui.

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Un véhicule du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est stationné dans un quartier de Longueuil (Québec) le lundi 22 septembre 2025, dans le cadre d'une enquête sur une fusillade policière. Un véhicule du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est stationné dans un quartier de Longueuil (Québec) le lundi 22 septembre 2025, dans le cadre d'une enquête sur une fusillade policière. La Presse canadienne (Christinne Muschi)

Accusé en lien avec un échange de coups de feu avec des policiers survenu le 20 décembre dernier à Inukjuak et à la suite duquel une fillette de 6 ans est décédée, Andrew Naluktuk a renoncé mardi au délai judiciaire pour la tenue d’une enquête sur remise en liberté.

Détenu depuis son arrestation, l’homme de 36 ans a comparu par visioconférence.

André-Anne Gagnon, procureure pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a précisé à Noovo Info mardi par courriel que M. Naluktuk n’avait pas pour autant renoncé à l’enquête sur remise en liberté en elle-même et qu’il pourrait demander de la tenir «à n’importe quel moment».

À ce jour, Andrew Naluktuk n’a toujours pas enregistré de plaidoyers quant aux chefs d’accusation déposés contre lui.

M. Naluktuk est accusé dans deux dossiers.

Le premier inclut cinq chefs d’accusation dont agression armée contre deux agents de la paix, décharge d’arme à feu dans le but d’empêcher une arrestation et une accusation pour avoir pointé son arme à feu sur deux policiers.

Le second dossier comporte deux accusations en lien avec le fait d’avoir possédé une arme à feu, à savoir un fusil de calibre 22, alors qu’il lui était interdit en vertu d’une ordonnance.

Naluktuk reviendra devant les tribunaux le 23 janvier prochain.

Enquête de la SQ et du BEI

Dans un rapport publié le lendemain des événements du 20 décembre dernier, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui a déclenché une enquête, explique qu’un appel au 911 aurait été fait le 20 décembre dernier autour de 3h30 pour signaler une personne dans un domicile qui aurait mis en danger d’autres occupants.

Des policiers du Nunavik Police Service sont arrivés sur les lieux quelques minutes plus tard et seraient entrés en contact avec une personne avec une arme à feu à l’extérieur du domicile.

«Il y aurait eu un échange de coup de feu entre la personne et les policiers. La personne aurait été blessée lors de l’intervention et elle aurait été mise en état d’arrestation. Une autre personne aurait été retrouvée gravement blessée à l’intérieur du domicile», expliquait alors le BEI.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, publiée le 22 décembre dernier, le maire de Inukjuak, Bobby Epoo, indiquait que la victime retrouvée blessée à l’intérieur de la maison était une fillette de 6 ans.

Quelques jours après les événements, soit le 30 décembre, le BEI publiait un avis dévoilant que «la personne qui avait été gravement blessée lors d’une intervention du Nunavik Police Service le 20 décembre 2025, était décédée».

Les autorités n’ont pas communiqué la cause du décès et n’ont pas dévoilé publiquement l’identité de la victime.

Outre l’enquête du BEI, une enquête criminelle parallèle a été confiée à la Sûreté du Québec.