Le président Donald Trump a déclaré jeudi qu’il demandait au Pentagone et à d’autres agences gouvernementales d’identifier et de divulguer les dossiers liés aux extraterrestres et aux ovnis en raison de «l’énorme intérêt» qu’ils suscitent.
Donald Trump a fait cette annonce dans un message publié sur les réseaux sociaux quelques heures après avoir accusé l’ancien président Barack Obama d’avoir divulgué des «informations classifiées» lorsque celui-ci a récemment suggéré en entrevue lors d’un balado que les extraterrestres existaient bel et bien.
M. Trump a déclaré aux journalistes à bord d’Air Force One qu’il ne sait pas «s’ils existent vraiment ou non».
«Je vais peut-être lui éviter des ennuis en déclassifiant ces informations», a-t-il ajouté en référence au propos de M. Obama.
Dans un message publié jeudi soir sur sa plateforme de réseau social, M. Trump a affirmé qu’il demandait aux agences gouvernementales de divulguer les dossiers liés «à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (UAP) et aux objets volants non identifiés (OVNI), ainsi que toute autre information liée à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes».
M. Obama, qui a fait ces commentaires lors d’un balado ce week-end, a précisé par la suite qu’il n’avait vu aucune preuve que des extraterrestres «aient pris contact avec nous», mais a déclaré que «statistiquement, l’univers est si vaste qu’il y a de fortes chances qu’il y ait de la vie ailleurs».
Le président Trump a confié jeudi aux journalistes, à propos de la perspective de visiteurs extraterrestres, qu’il n’avait pas «d’opinion à ce sujet».
«Je n’en parle jamais. Beaucoup de gens en parlent. Beaucoup de gens y croient», a-t-il dit.
La belle-fille de M. Trump, Lara Trump, a toutefois laissé entendre cette semaine qu’il était prêt à s’exprimer sur le sujet, lorsqu’elle a déclaré dans un autre balado que le président avait préparé un discours sur les extraterrestres qu’il prononcerait «au moment opportun».
C’était une nouvelle pour la Maison-Blanche. La porte-parole Karoline Leavitt a répondu en riant lorsqu’on lui a posé la question mercredi et a déclaré aux journalistes: «Un discours sur les extraterrestres serait une nouvelle pour moi.»
L’intérêt du public pour les objets volants non identifiés et la possibilité que le gouvernement cache des secrets sur la vie extraterrestre a refait surface dans la conscience collective après qu’un groupe d’anciens responsables du Pentagone et du gouvernement ait divulgué des vidéos de la marine montrant des objets inconnus au New York Times et à Politico en 2017.
Ce regain d’intérêt a incité le Congrès à tenir en mai 2022 les premières audiences sur les ovnis depuis 50 ans, bien que les responsables aient déclaré que les objets, qui semblaient être des triangles verts flottant au-dessus d’un navire de la marine, étaient probablement des drones.
Depuis lors, le Pentagone a promis plus de transparence sur le sujet. En juillet 2022, il a créé le Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines (AARO), destiné à devenir le centre de collecte de tous les rapports sur les rencontres militaires avec des ovnis, remplaçant ainsi un groupe de travail du département.
En 2023, le Dr Sean Kirkpatrick, alors directeur de l’AARO, a déclaré aux journalistes qu’il n’avait aucune preuve «qu’un programme ait existé pour effectuer une quelconque ingénierie inverse sur un quelconque phénomène aérien extraterrestre (non identifié)».
Les informations rendues publiques montrent que la grande majorité des rapports d’OVNI établis par l’armée restent non résolus, mais que ceux qui sont identifiés sont pour la plupart de nature bénigne.
Un rapport non classifié de 18 pages soumis au Congrès en juin 2024 indiquait que les militaires avaient signalé 485 phénomènes non identifiés au cours de l’année écoulée, mais que 118 cas s’étaient avérés être «des objets prosaïques, tels que divers types de ballons, d’oiseaux et de systèmes aériens sans pilote».
«Il est important de souligner qu’à ce jour, l’AARO n’a découvert aucune preuve de l’existence d’êtres, d’activités ou de technologies extraterrestres», souligne le rapport.
